Prévention des risques aux abords des sites SEVESO : exercices obligatoires

Un exercice de sécurité civile a eu lieu ce matin en Haute-Vienne dans la commune de Saint Priest-Taurion. Le village abrite le site de Primagaz. Une opération qui a lieu tous les ans, coordonnée par les services de l'Etat en collaboration avec les mairies, auour de sites industriels spécifiques.

Ces exercices ont lieu tous les ans aux abords de sites industriels dits dangereux. À Saint-Priest Taurion l’exercice a démarré vers 10h ce mardi 25 avril 2023 sur le site de Primagaz. Les sirènes ont été déclenchées et des alertes SMS ont été envoyés aux habitants la veille de l’exercice.

Un camion était censé exploser sur le site. Heureusement, c’était un exercice. 

"Tout s’est bien passé", raconte Claudette Rossander, madame le maire de la commune de Saint-Priest-Taurion. "Nous commençons à avoir l’habitude de ces exercices, même s'il faut les répéter pour ne pas baisser la garde », rappelle l’élue qui signale « qu’il n’y a pas eu de mouvements de paniques, car la population a été prévenue bien à l’avance"

Qu’est-ce qu'un site SEVESO ?

 

On parle de sites SEVESO pour les sites industriels présentant des risques d'accidents majeurs. Cela concerne les sites où l’on fabrique, où l’on emploie et où on stocke des substances dangereuses. L’objectif est d'y maintenir un haut niveau de prévention.

Combien de site en Limousin ?

Le Limousin compte 9 sites classés Seveso.

La Haute-Vienne concentre le plus grand nombre de sites industriels concernés. Ils sont classés en deux catégories :

Les sites classés en seuil haut : Saint-Sylvestre (chez EPC France qui abrite un dépôt d'explosifs à usage civil), La Jonchère Saint-Maurice (avec Titanobel qui comporte un dépôt d'explosifs à usage civil) et Saint-Priest-Taurion avec Primagaz. 

A ce jour, la Haute-Vienne compte 4 établissements industriels relevant des dispositions applicables aux établissements les plus dangereux, dits SEVESO seuil haut.

Préfecture de la Haute-Vienne

Les sites classés en seuil bas : Saillat-sur-Vienne (Sylvamo une usine de papeterie utilisant notamment des substances toxiques comme le dioxyde de chlore) et explosibles (chlorate de sodium), Saint-Junien (EUROCUP fabrique des produits agro-pharmaceutiques) et VALDI au Palais-sur-vienne (une entreprise de traitement de déchets industriels).

La Corrèze en compte deux : Butagaz à Brive-La-Gaillarde, et à Tulle sur le site Nexter Mechanics.

En Creuse, seule La Souterraine est concernée avec le site de l’entreprise pétrolière Picoty.

Quelles obligations pour les entreprises concernées ? 

Les établissements Seveso en seuil haut ont l’obligation d’élaborer un plan de prévention des risques technologiques. Et un plan particulier d’intervention sous la responsabilité du préfet.

À la Jonchère Saint-Maurice par exemple, l’entreprise TinaNobel exploite un site de stockage d’explosifs civils. D’où la nécessité de faire des exercices réguliers pour envisager tous les scénarios.

Quels contrôles autour de ces sites ?

Les sites Seveso font l’objet d’inspection par les services de la DREAL. Et les plans particuliers d’intervention sont testés lors d’exercice tous les trois ans.

En Haute-Vienne, la sûreté et la sécurisation des périmètres de ces sites font partie des priorités des services de l’Etat.

Les consignes complémentaires pour les risques industriels :

Si vous êtes témoin d'un accident, en plus de prévenir les secours, trouver un local où se confiner. Inviter les autres témoins à faire de même, cela va de soi. Être à l'écoute de la sirène, quitter si possible la zone de l'accident, mais éviter de s'enfermer dans un véhicule. Si vous êtes confinés, dès que la radio annonce la fin de l'alerte, aérer le local où vous vous êtes réfugiés.