Procès Séréna : le père de l'enfant, grand absent des débats

Le grand absent du procès en appel de la mère de Séréna est le père de la petite, le compagnon de Rosa Maria depuis 21 ans. En dépit d'une vie commune, de la paternité trois enfants ensemble, il a été mis hors de cause, n'ayant rien vu, n'ayant rien senti, n'ayant rien ressenti.
 
© Isabelle Rio - France 3 Limousin
En assistant depuis lundi 7 octobre 2019 au procès en appel de Rosa Maria Da Cruz devant la Cour d'appel de Limoges, un trouble supplémentaire se ressent au moment de la clôture de ces longs débats depuis sept jours : mais pourquoi n'avoir qu'évoqué, et de loin, Domingos Sampaio Alves ?

A l'évocation de son nom, ne restent que des questions :
Si plusieurs experts en psychologie et en psychiatrie ont rencontré l'accusée, pas une seule expertise en psychologie et en psychiatrie n'a été lue par la Présidente de la Cour d'Assises au jury, au cours de ses débats.

Ce que savent de lui les jurés reste succinct : 

Notre dossier ► L'AFFAIRE SERENA


Peu de réponse donc aux interrogations naturelles que pose la dissimulation de l'enfant pendant 23 mois par Rosa Maria Da Cruz :Le positionnement de Rosa Maria Da Cruz, au détour de quelques questions sur sa place au foyer, corroborent ce que l'homme, alors âgé de 48 ans, avait déclaré (assisté d'un traducteur) au premier procès devant la Cour d'Assises de la Corrèze en novembre 2018.
S'il avait avancé qu'au sein de son foyer, tout allait bien, Rosa Maria Da Cruz a déclaré cette semaine : 

Je faisait les courses, lui il travaillait, c'est normal. C'est comme ça au Portugal, les hommes sont machos, c'est comme ça.

"On sait que le compagnon de Rosa Maria Da Cruz s'est montré coquin avec quelques voisines du village", cette phrase lancée dans la plaidoirie de l'Avocate du Conseil Départemental de la Corrèze, administrateur ad-hoc de la petite Séréna laisse perplexe faute de plus d'explications et, en se référant à ce qui avait été dit lors du premier procès, on apprend un adultère encaissé par Rosa Maria Da Cruz, et qu'une plainte pour viol avait été déposée - mais classée sans suite - par une habitante du village.

Si la sexualité du couple a été abordée avec Rosa Maria Da Cruz, bien gênée et bien seule pour en parler dans le box vitré du banc des accusés, les jurés restent sans éclairage sur la réalité de la relation du couple Alves / Da Cruz.  

 

 

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