Réouverture des cinémas : les gérants de salle oscillent entre soulagement et excitation dans le Limousin

Les salles de cinéma doivent rouvrir le 15 décembre prochain, suite aux dernières restrictions sanitaires dues à la Covid-19. Dans le Limousin, les gérants espèrent enfin voir le bout du tunnel.
Illustration. Les salles de cinéma doivent rouvrir le 15 décembre prochain après plus d'un mois de fermeture dû à la Covid-19.
Illustration. Les salles de cinéma doivent rouvrir le 15 décembre prochain après plus d'un mois de fermeture dû à la Covid-19. © Alexis Sciard/MaxPPP
Les salles obscures s'apprêtent à revoir la lumière du jour. Les cinémas doivent rouvrir le 15 décembre prochain, selon les différentes étapes de ce confinement.

Dans le Limousin, les directions de grands groupes comme celles de plus petites salles s'impatientent. Toutes espèrent retrouver leur public après une certaine crispation : "Nous avons mal vécu ce confinement, tout comme le premier. On s'épanouit en recevant du public. A l'instar des bars et des restaurants, une fermeture obligatoire nous fait beaucoup de mal", accorde Sacha Friedmann de la direction générale de la société Grand Ecran.

De l'impatience des deux côtés

Le groupe, présent dans une dizaine de villes de la Nouvelle-Aquitaine, a fermé toutes ses salles suite aux mesures sanitaires du 30 octobre dernier : "L'impatience se situe des deux côtés. Pour notre part, on a envie de recommencer à travailler. Pour le public, il y a une réelle envie de retourner dans les salles. On reçoit des messages de soutien, cela fait plaisir. Le cinéma reste une des activités préférées des Français, il y a donc beaucoup d'attente", poursuit Sacha Friedmann.
 
Lors du premier confinement, les cinémas sont restés fermés 100 jours. Avec cette nouvelle fermeture obligatoire, les finances sont mises à mal : "Les salles de cinéma ont enregistré des baisses de fréquentation de l'ordre de 50 à 60 % par rapport aux années précédentes. Un commerce ne peut pas perdurer lorsque son chiffre d'affaires représente 35 % de ce qu'il dégage habituellement."

On s'attend à du mieux. Nous aurons une meilleure offre que lors du premier déconfinement. Certains films vont être reprogrammés, mais nous attendons aussi l'arrivée de nouveaux longs-métrages et de block-busters comme Wonder Woman. De plus, on voit enfin le bout du tunnel avec les vaccins. Mais pour le moment, les dérogations pour les séances qui se terminent après 21 heures sont une bonne chose. Il s'agit de la plage horaire où la fréquentation de nos établissements est la plus forte.

Sacha Friedmann, directeur de développement de la société Grand Ecran.

Le cinéma, un lien social

Dans de plus petites structures, comme au Dorat, la réouverture du cinéma est également attendue de pied ferme. La petite salle de 257 places est un moteur d'activité locale : "Nous voyons certaines personnes venir une à deux fois par semaine. Il y a des habitués. Le cinéma permet de garder du lien social", explique Fouad El Machkour, responsable du cinéma.

Dans ce village haut-viennois de 1 700 habitants, le cinéma a toute son importance. Il réunit les populations des autres petites communes du nord du département : "Lorsque je me promène dans Le Dorat, on me demande quand le cinéma va rouvrir. Maintenant, je peux dire que ce sera le 15 décembre." Comme ailleurs, Fouad El Machkour et Sacha Friedmann espèrent que les spectateurs seront au rendez-vous.

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
déconfinement société coronavirus/covid-19 santé cinéma culture