"Si Céline Forte aime le club, il est temps de tourner la page", le coup de gueule de Xavier Popelier, l'un des fondateurs du CSP

Xavier Popelier, dirigeant emblématique du CSP, a tenu à s'exprimer sur la situation du club lors d'une conférence de presse organisée chez lui. Il demande à Céline Forte de revoir sa décision et d'accepter la proposition de Lionel Peluhet pour sauver Limoges.

Qu'est-ce qui vous pousse à prendre la parole aujourd'hui ?

"J'ai créé ce club avec Jean-Claude Biojout en 1971. On tenait à sa réussite et je crois qu'on a réussi en remportant de nombreux succès partout en Europe. Aujourd'hui la situation est telle qu'il est temps de dire à certains qu'il faut réfléchir avant de prendre des décisions qui engagent l'avenir du club."

"Je veux parler particulièrement de Céline Forte, que j'ai bien connue, puisque c'est moi qui ai fait venir son mari à plusieurs reprises à Limoges. J'apprécie Céline, mais je crois qu'aujourd'hui, elle commet quelques erreurs, alors je préfère en parler maintenant car je pense que le club est à un tournant. Malheureusement, on parle toujours d'argent dans le sport et Limoges aura toujours des difficultés dans ce domaine à cause de la situation économique que l'on connaît ici. Il est difficile de se maintenir à haut niveau dans ce contexte."

Céline Forte a décidé de ne pas donner suite à ces propositions alors là je m'élève en faux parce qu'elle fait une erreur totale, très grave qui engage l'avenir du club

Xavier Popelier, dirigeant emblématique du CSP

France 3 Limousin

Que doit-elle faire ?

"Actuellement, il y a des possibilités financières avec un groupe qui s'est manifesté et Céline Forte a décidé de ne pas donner suite à ces propositions, alors là, je m'élève en faux, parce qu'elle fait une erreur totale, très grave, qui engage l'avenir du club."

"Rester seule pour s'occuper du CSP, ce n'est plus possible. D'abord sur le plan économique, financièrement, il faut assurer les salaires, tout ce qui va avec le sport professionnel. Deuxièmement, si son mari avait une grosse cote en tant que joueur et par la suite en tant dirigeant, elle s'est retrouvée propriétaire de ce club, mais tout le monde n'a pas la possibilité de diriger un grand club de basket, même si elle était elle-même joueuse de basket. Et je le dis avec beaucoup de regret, car je l'appréciais, elle vient de prendre une décision qui écarte les futurs repreneurs de ce club et si elle n'accepte pas de se retirer, soit de pactiser avec les nouveaux financeurs, je dis que ce club est voué à disparaître."

Que voudriez vous lui dire ?

"Céline, il est grand temps de reprendre la discussion avec ces gens qui se proposent d'aider le CSP ! Ils ne sont pas nombreux à Limoges. C'est un appel au secours, car sa décision est catastrophique pour le club. Le public l'a pris en grippe et on est au bord du précipice."

Pensez-vous que le costume soit trop grand pour elle ?

"Vous savez, il faut être de plus en plus compétent et je me pose la question : actuellement, serai-je aussi à la hauteur, avec mes qualités et mes défauts pour diriger un club professionnel ? Maintenant, il faut des vrais gestionnaires qui soient capables de gérer des sommes de plus en plus importantes.

Je la mets en garde, car il y a des problèmes financiers dans ce club et je crois qu'il est grand temps, même pour elle, de quitter la direction de ce club, ou éventuellement de prendre des associés compétents qui financièrement lui apportent un aide. Si elle aime le club, comme nous nous l’aimons, il faut tourner la page."