VIDÉO. Histoire : à quoi ressemblait Limoges autrefois ? On vous le montre en images

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VIDÉO. L'histoire du patrimoine disparu de Limoges : par le passé, Limoges était dotée d'un riche patrimoine architectural dont de nombreux éléments ont aujourd'hui disparu... Et si nous faisions revivre certains de ces monuments détruits entre le XVIIIe et XIXe siècle, avec l'aide de Claude Cardo, auteur de "Limoges disparu" ? ©Martial Codet-Boisse - Nicolas Chigot - Nicolas Stil

Par le passé, la cité de Limoges était dotée d'un riche patrimoine architectural dont de nombreux éléments ne sont plus visibles... Et si nous faisions revivre certains de ces monuments détruits entre le XVIIIe et XIXe siècle, avec l'aide de Claude Cardo, auteur de "Limoges disparu" ?

Ces lieux ne nous sont pas inconnus... Au cœur de Limoges, rue Othon Péconnet, tout au bout, la place d'Aine, le tribunal... Plongeons dans le passé...

1260, deux tours, une herse, voici la porte des Arènes, encadrée de remparts.

 Au XVe siècle, un consul dénommé Gauthier Pradeau ourdit de s'emparer de la ville. Mal lui en prit, il fut promptement capturé :

Devant sa trahison, il est amené en bas de la place des Bancs où il y avait le pilori, on lui coupe la tête, mais on le coupe aussi en quatre quartiers (...) Sa tête sera fichée sur une lance à l'entrée de la porte des Arènes, elle y restera très longtemps et les quatre quartiers seront aussi cloués aux portes de la ville.

Claude Cardo

à France 3 Limousin

Toujours au centre de Limoges, aujourd'hui rue des Combes, près de la grande poste centrale… Hier, quartier mal famé du Viraclaud, où siégeait une belle bâtisse, la maison Nivet, à l'élégante échauguette, qui, un temps, abritât un hôte de prestige : Honoré de Balzac, venu à Limoges avec son épouse, amie de Madame Nivet, en 1832.

En 1896, décision est prise de raser le quartier, effondrée la maison Nivet, les urnes de la corniche seront conservées, elles ornent aujourd'hui l'entrée du parc du château de Nieul...

Des prés, bien avant la place des Carmes...

Avant la place des Carmes, il y avait quelques vignobles et des prés : au XIIIe siècle, des moines prennent possession des lieux, érigent un ensemble de bâtiments religieux, imposants.

La Révolution sonnera le glas de la communauté... Quelques vestiges subsistent çà et là, devant la chapelle saint-Aurélien, dans un jardin privé, dans une agence bancaire, mais surtout rue neuve des Carmes.

Quartier de la cathédrale

1619, des sœurs de Saint-Yrieix s'installent, près de la cathédrale, aujourd'hui place Haute-Cité, pour fonder le couvent des Allois.

1658, une sœur du couvent, Isabelle Maldent de Meilhac, se promène au fond du jardin du cloître quand des hommes en arme font irruption. Ils la forcent à entrer dans un carrosse, elle sera amenée de force au château de Thouron pour un mariage forcé avec le Comte. Le père de la jeune femme, fort courroucé, lève une troupe, assiège le château du vil prétendant qui prend la fuite. Sa fille est délivrée, son honneur préservé. 

Autant d'histoires liées à ces monuments aujourd'hui disparus, fantômes du Limoges d'antan.