Notre-Dame de Paris : des chênes du Limousin serviront à la reconstruction de la flèche et de la charpente

Deux arbres centenaires ont été soigneusement choisis à Vic-sur-Breuilh en Haute-Vienne. Ces chênes serviront à la reconstruction de la flèche et de la charpente de Notre-Dame de Paris. Au total, il en faudra près de 1 300 issus des forêts françaises.

N-D... Ainsi estampillé, cet arbre a été choisi pour la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris.
N-D... Ainsi estampillé, cet arbre a été choisi pour la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris. © André Abalo - France Télévisions

Près de 1 300 chênes seront nécessaires pour reconstruire Notre Dame de Paris, détruite par un incendie en avril 2019. Trois cents seront fournis par des propriétaires privés, adhérents de la coopérative UNISYLVA, qui rayonne sur le centre de la France. A Vic-sur-Breuilh, en Haute-Vienne, deux arbres centenaires viennent d'être sélectionnés. 

"La charpente nécessite une excellente rectitude. C'est le point de départ. Celui-ci est parfait, sur une hauteur de 11 mètres...", Franck Bermond, gestionnaire forestier à la coopérative Unisylva a fait son choix. Ce jeudi 25 février, il était à la recherche de l'arbre parfait. Il l'a trouvé. Il en a même trouvé deux dans cette forêt privée. La propriétaire, Christine Deneuville, ne cache pas sa fierté : "Quand il y a eu cette initiative, avec ma famille nous nous sommes dits 'Oui, bien sûr ! Nous allons participer !' Nous ne sommes pas Parisiens mais nous sommes très heureux d'être dans la poursuite de l'Histoire avec ces chênes."

Les chênes qui serviront à la reconstruction de Notre-Dame sont minutieusement choisis.
Les chênes qui serviront à la reconstruction de Notre-Dame sont minutieusement choisis. © André Abalo- France Télévisions

Cette récolte est raisonnée. Sur les 500 000 chênes de France, ce prélèvement est une goutte d'eau et n'aura pas d'impact sur l'équilibre forestier. 

Les arbres vont être débités dans les prochains jours, pour éviter les montées de sève printanières, puis seront séchés, entre 12 et 18 mois, et sciés localement dans le cadre d'un cahier des charges précis. Ensuite, ils deviendront des éléments de charpente, anonymes parmi les milliers de morceaux de bois, mais Christine est certaine de les identifier : "C'est mon coeur qui les reconnaîtra !" confie-t-elle. 

La reconstruction de la charpente et de la flèche de la cathédrale est prévue à l'horizon 2024 .

 

► Reportage de Jean-Martial Jonquard et André Abalo.

Des chênes du Limousin pour la charpente de Notre-Dame de Paris ©France Télévisions

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
notre-dame de paris culture patrimoine forêt nature