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Plus d’enfants placés, moins de familles d’accueil, constat alarmant pour l’aide à l’enfance

© L. Bodin-Adriaco
© L. Bodin-Adriaco

Le constat est alarmant pour l’aide à l’enfance en Haute-Vienne et pour le conseil départemental qui en la charge. Alors que le nombre de jeunes placés est en augmentation constante, le nombre de familles d’accueil est en baisse.

Par Christophe Bodin

Le nombre de familles d’accueil a nettement diminué en Haute-Vienne entre 2014 et 2019

C’est un fait inquiétant : le nombre de jeunes placés en Haute-Vienne est en augmentation constante. 892 l'an dernier, ils sont 970 aujourd'hui. Le placement des jeunes mineurs se fait autour de 2 critères majeurs, la maltraitrance psychologique et physique, dont les attouchements sexuels,  et les carences éducatives. 30% des enfants placés ont moins de 6 ans.

Cette augmentation des jeunes placés peut s’expliquer par deux éléments principaux. Il s’agit de l’augmentation du nombre de mineurs non-accompagnés pris en charge, ils étaient 141 en 2018 et sont maintenant 168,  et puis il s’agit aussi, et c’est préoccupant, d’une dégradation de la situation des familles. Une notion qui englobe à la fois les problématiques d’hygiène et la hausse des violences conjugales et intrafamiliale.

Dans le même temps, les familles d'accueil sont de moins en moins nombreuses 185 aujourd’hui, elles étaient 220 il y a 5 ans. Cette baisse du nombre de familles d’accueil s’explique à la fois par des départs à la retraite et un problème de recrutement.
 
Le Conseil départemental, qui a un charge la politique de l’aide à l’enfance doit faire face à ce double problème. Réunis ce jeudi 27 juin 2019 pour une dernière séance avant les vacances d’été, les élus départementaux devront répondre à cette urgence et définir les orientations de la politique régionale en faveur de l’enfance. L’objectif est de donner, malgré les difficultés, la priorité au placement des enfants dans les familles d’accueil.  

Le budget départemental pour le placement et le maintien à domicile des enfants s’élève à 40 millions d’euros. 250 travailleurs sociaux et psychologues interviennent dans ce cadre.  Parmi les axes définis pour l’avenir, il s’agira de développer la notion de "parcours cohérent", c’est-à-dire éviter les changements alternatifs, les passages successifs en placement et à domicile, car cette instabilité génère des ruptures.

 

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