Relaxe pour l'ancienne institutrice de Feytiat, accusée de violences sur ses jeunes élèves

Le Tribunal de Limoges a relaxé l'ex-institutrice de Feytiat, accusée de violences sur 24 élèves de maternelle. Le Parquet a fait appel de cette décision.

Le Tribunal de Limoges a prononcé, ce vendredi 15 janvier 2016, la relaxe de l'ancienne institutrice de l'école maternelle de Feytiat.

L'enseignante était accusée de violences par personne ayant autorité sur 24 de ses élèves, âgés de 3 ans.

12 plaintes pour violences psychologiques et violences physiques avaient été déposées par des parents d'élèves. 

Les faits qui lui étaient reprochés, s'étaient déroulés entre février 2012 et février 2015.

Lors de l'audience correctionnelle du Tribunal de Limoges, en décembre 2015, le Procureur de la République avait requis à l'encontre de l'ex-institutrice de Feytiat un an de prison avec sursis, avec interdiction d'exercer une activité professionnelle ou bénévole auprès de mineurs de 15 ans, pendant 3 ans.

Le Tribunal n'a pas suivi les réquisitions du Parquet et a prononcé la relaxe de l'ancienne institutrice de Feytiat.

Une décision qui satisfait son avocat, Maître Emmanuel Reynal. 

Suite à la décision du Tribunal de Limoges de relaxer l'ex-institutrice de Feytiat, accusée de violences sur ses élèves, son avocat se dit satisfait. ©France 3 Limousin

L'ancienne institutrice de Feytiat avait été suspendue de ses fonctions, à titre conservatoire.

L'appel interjeté par le Parquet n'étant pas suspensif, elle pourrait retrouver son poste dans l'Education nationale.

Les service de l'Inspection académique de la Haute-Vienne, interrogés par téléphone, indiquent qu'aucune décision n'est prise quant à la réintégration de l'enseignante. 


Le reportage de Franck Petit et André Abalo au Palais de Justice de Limoges.

Le Tribunal de Limoges a décidé de relaxer l'ancienne institutrice et directrice de la maternelle de Feytiat. Il lui était reproché des violences physiques et psychologiques sur ses jeunes élèves. Le Parquet a fait appel de la décision. Intervenants : Maître Emmanuel Reynal, avocat de la prévenue - Sandrine Geoffrion, parent d'élève ©France 3 Limousin