Tir à l'arc à cheval. "Nous étions sur un petit nuage" : l'équipe de France sacrée championne du Monde

Leur entraîneur de Haute-Vienne, Alan Le Gall, se réjouit : ils ont su relever le défi, malgré les difficultés d'une telle compétition. L’équipe de France de tir à l’arc à cheval a été sacrée championne du monde à Oulan-Bator en Mongolie lors des championnats qui se déroulaient du 7 au 10 septembre dernier. En individuel, les Français ont obtenu cinq médailles.

Ils ont parcouru 8000 kilomètres pour se rendre au cœur des steppes de l'Asie centrale, en Mongolie, pour disputer les championnats du Monde de tir à l’arc à cheval. Et les cavaliers de l’équipe de France sont rentrés avec un beau palmarès : le titre de champions du monde, ainsi que deux médailles d'or en individuel, deux médailles d'argent et une médaille de bronze. 

Vice-champions du monde en 2018, champions d'Europe en 2019 et en 2022, il ne manquait plus que de monter sur le toit du monde pour les cavaliers de l'équipe de France. Mais le défi était lourd à relever, comme l'explique leur entraîneur Alan Le Gall : "Nous étions face à des pays que nous connaissions peu, car nous avions eu peu d'occasions de les rencontrer sur des compétitions internationales : l'Indonésie, la Malaisie, le Kazakhstan, et la Mongolie. Ce sont des peuples des steppes, pour qui le tir à l'arc à cheval est ancré dans leur culture ; ce qui n'est pas le cas de la France. Les Mongols accueillent, mais ils accueillent pour gagner.". 

S'adapter pour mieux gagner

De plus, les cavaliers ont dû s'adapter : "À 1500 mètres d'altitude, avec une nourriture différente, et surtout sans leurs propres chevaux (qu'ils ne pouvaient pas apporter en Mongolie, NDLR), la gestion de l'effort et le travail physique et mental ne sont pas les mêmes ". 

Alors, ils ont redoublé d'efforts pour monter sur la première marche du podium : "nous sommes arrivés quatre jours avant, j'avais réservé des chevaux que les cavaliers ont pu apprendre à connaître avant la compétition. C'est l'une des clés de leur succès.

Résultat, un beau palmarès en groupe et en individuel pour ces six jeunes  :

Catégorie Seniors : 

Gaëtan Blot (Loir-et-Cher) : médaille d'argent

Youn Le Gall (Haute-Vienne) : arrivé 6ᵉ du classement

Catégorie Jeunes cavaliers (17 à 21 ans) : 

Raphael Malet (Dordogne) : médaille d'or 

Jules Boisson (Charente-Maritime) : médaille d'argent 

Catégorie Juniors :

Chloé Simons (Lot-et-Garonne) : médaille d'or

Rachel Bethoulière Recoussines (Lot-et-Garonne) : médaille de bronze 

Et après ? 

"L'idée d'accrocher une deuxième étoile, c'est évidemment dans la ligne de mire de tous les pays. C'est donc notre cas ! Les prochains championnats d'Europe se déroulent en Hongrie en 2024 ; le but est de confirmer notre résultat cette année. Et pourquoi pas chercher une autre étoile en 2025 !" (les compétitions mondiales et européennes se déroulent tous les deux ans, en alternance). Mais avant de se remettre au travail, "les cavaliers vont reprendre leur vie ce lundi 18 septembre. Nous avons vécu dix jours très intenses, nous étions sur un petit nuage en fin de semaine, l'atterrissage ne va pas être simple". 

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