Mobilisation aujourd'hui contre le plan de rigueur

La journée d'action interprofessionnelle a fait l'objet d'une mobilisation en demi teinte.

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Manifestation à Bordeaux

Rassemblement ce matin place de la République à Bordeaux

CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires, appelaient à une journée d'action ce mardi. Pour dire non au plan de rigueur anti-deficits du gouvernement, et pour une meilleure répartition des richesses. Transports, écoles, et autres services publics pourraient être perturbés.





Pas de très forte mobilisation attendue toutefois

"La CFDT n'a pas souhaité d'actions qui bloquent en particulier les salariés, vous ne trouverez pas d'appel à la grève de la CFDT demain", a précisé hier François Chérèque, ajoutant qu'il ne s'attendait pas à un mouvement comparable aux manifestations massives de 2010 contre la réforme des retraites. "La mobilisation n'est pas la même et le sujet n'est pas le même".

Finalement, 12000 personnes selon les syndicats 4800 selon la police ont manifestaient à Bordeaux, 500 à Agen, 1600 à Bayonne et 2500 à Pau.

Côté transport, 3 TGV sur 4 circulent ainsi que 62% des TER en Aquitaine.

A Bordeaux, aucune perturabation n'est signalé sur le réseau tram/bus.

A Pau en revanche, aucun bus ne circule sur l'en,semble de agglomération depuis 7h ce matin.

Contre le plan d'austérité

Près de 200 manifestations sont prévues partout en France. 134 seront unitaires.

L'intersyndicale réclame notamment l'abandon du doublement de la taxation des complémentaires santé, la défiscalisation des heures supplémentaires et le soutien du pouvoir d'achat notamment des plus bas revenus.

"A partir du moment où le gouvernement taxe les mutuelles à hauteur de 1,1 milliard, ce sera obligatoirement une augmentation des mutuelles et une partie des salariés ne peuvent plus se le payer, donc ils auront des difficultés pour se soigner. Ca c'est une mesure d'austérité qui touche directement à la situation individuelle", s'est insurgé François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT.

S'adresser aux salariés et au gouvernement

"On a deux objectifs" à travers cette journée d'action : "d'abord s'adresser aux salariés, être à leur écoute, leur parler pour voir comment ils réagissent à la crise". Il s'agit ensuite de "passer un message au gouvernement: nous voulons dire qu'il est particulièrement injuste de faire payer d'abord aux salariés le plan de rigueur qu'il vient de mettre en place".