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Surcouf jette l'éponge

Le magasin d'informatique de Mérignac va fermer ses portes, laissant des salariés sans emploi.
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Surcouf en redressement judiciaire

Le tribunal de commerce de Lille a placé mercredi l'enseigne Surcouf en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois pendant laquelle un plan de redressement pourra être monté

La fête du travail aura un gout amer cette année pour les salariés girondins de Surcouf. Le spécialiste des produits informatiques est en redressement judiciaire et le magasin de Mérignac est à vendre. Ces salariés, qui ont déjà subi d'importantes baisses de revenus,  ignorent aujourd'hui tout de leur avenir professionnel.

Ce sont trois magasins dans toute la France que veut céder Surcouf, le groupe de distribution high-tech, dans le cadre d'un  redressement judiciaire.

Surcouf va recentrer ses activités autour de son site internet (surcouf.com) et de trois magasins : Daumesnil (Paris 12e), Heron Parc (Nord) et Carré Sénart (Seine-et-Marne), tous deux au format "multicanal", c'est-à-dire en lien direct avec le site internet.

"Ce recentrage est rendu nécessaire afin de concentrer la trésorerie de l'entreprise sur un nouveau périmètre pouvant permettre le redressement" de Surcouf, a expliqué Fabien Gérard, directeur des ressources humaines.


La société prévoit donc de céder le magasins de Mérignac (comme celui du boulevard Haussmann à Paris et de la rue du Molinel à Lille). Des mesures validées par le tribunal de commerce de Lille le 18 avril. Les offres de reprise seront étudiées le 6 juin lors d'une nouvelle audience. 

Environ 170 personnes sont concernées dans les trois magasins.


L'enseigne, propriété de Hugues Mulliez (dont la famille a créé le groupe Auchan), est en redressement judiciaire depuis fin février. En 2010, elle avait affiché une perte nette de 20 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 160 millions d'euros, conduisant à la mise en oeuvre d'un plan social et à la fermeture de deux de ses magasins. 

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