"Il suit comme un vrai chien" : aux JO de Paris 2024, des chiens robots assisteront les équipes de déminage

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La technologie des drones et de l'intelligence artificielle au service de mission de sécurité civile, c'est le principe de ces droïdes mis au point dans des ateliers de Saint-Geours de Maremme dans les Landes. Ils seront utilisés pour assister certaines activités des démineurs sur les sites olympiques cet été à Paris.

Sur ses quatre pattes, E-Doggy devance ou suit son "maître", que ce soit dans les hautes herbes, les escaliers ou entre les bureaux. Le robot chien conçu par la société Evotech, reproduit l'allure et l'agilité de son homologue de chair et d'os auquel on aurait oublié la tête.

On peut soit le piloter avec une télécommande comme un drone ou on peut le rendre autonome. Dans ce cas-là, il suit comme un vrai chien...

Anthony Gavend

Fondateur groupe Evotech

Assistant démineur

Si sa structure peut sembler assez simple, un cadre en aluminium sur des supports en carbone, il est tout de même équipé de trois moteurs et surtout, il est programmé pour accompagner les démineurs dans leur mission de sécurité civile.

Anthony Gavend, le fondateur du groupe Evotech explique l'idée que cet animal technologique représente un assistant sur-mesure pour un spécialiste dont l'équipement composé d'outils spécifiques est souvent très lourd. La structure du robot chien, légère et robuste de moins de 15 kilos, est capable de porter des charges de cinq kilos sur le terrain des activités. Cela va "permettre au démineur de se délester pour se concentrer sur sa mission".

Des ateliers landais

Ce droïde a été conçu dans les ateliers d'Evotech à Saint Geours de Maremme dans les Landes. Il est le résultat d'un an de recherches. Aujourd'hui, ce petit bijou de technologie représente l'avenir de la profession alliant le génie robotique, mécanique et l'intelligence artificielle.

 

Une impression de déjà-vu ? Sans doute. Le grand public, peut-être nourri aux films de sciences-fictions, s'est familiarisé avec une certaine idée de chien droïde au service de l'Homme.

"C'est vrai que ça fait 30 ans que les Américains travaillent dessus", concède le fondateur. Des chiens conçus dans un cadre universitaire, parfois militaire. Mais selon lui, ce sont des modèles "extrêmement coûteux, difficile à utiliser, lourds et pas très adaptés..." Les robots chiens landais seraient plus petits, "pas très chers et répondant exclusivement aux besoins des démineurs.

Dans les ateliers de Saint Geours, l'utilisation de l'intelligence artificielle a permis notamment de développer les capacités motrices du robot, grâce à de nombreux calculs reproduisant des postures virtuelles du chien. "Nous, la nouveauté, c'est qu'on a développé plein d'algorithmes spécifiques pour les démineurs".

On a fait en six mois l'équivalent de ce qu'on aurait fait en 25 ans, c'est assez révolutionnaire, c'est vrai.

Anthony Gavend

Fondateur groupe Evotech

Des robots du futur ?

La société landaise, à travers ses cinq entités, est spécialisée dans la recherche et l'innovation dans les domaines du drone, de la prévention des risques, la robotique, dans l’observation du trait de côte. Ce contrat passé avec le ministère de l'Intérieur et la présence d'E-Doggy sur deux sites olympiques représente une véritable vitrine à l'international pour la société landaise.

Ce robot associé à une mission de sécurité civile c'est aussi, symboliquement, le message auquel adhère le fondateur : "que la technologie puisse aider à sauver des vies". Dans un avenir proche, si elle trouve les financements, la société dit être prête à sortir son premier humanoïde... Sans doute, le meilleur ami du chien robot.

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