Meurtre dans les Landes : 400 hommes soumis à un test ADN pour les besoins de l'enquête

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Écrit par C.O avec Jean-Claude Lacoste et Taliane Elobot

Plus d’un an après la mort de Guy Lecomte, tué de 32 coups de couteau à Commensacq, les habitants du village ont dû subir un prélèvement ADN. C’est le fruit d’une opération judiciaire hors norme.

Ils ont entre 20 ans et 96 ans, et vivent à Commensacq ou Trensacq la commune voisine. En tout ils sont près de 400 à s’être rendus à la salle des fêtes de Commensacq, « invités » par les forces de l’ordre à subir un prélèvement ADN. Une sorte d’écouvillon a été placé dans leur bouche puis frotté à l’intérieur de leur joue. L’opération, très courte et indolore, pourrait permettre à l’enquête de faire un bond.

Un important travail de recensement 

L’opération est très lourde mais indispensable à ce stade de l’enquête menée par la Section de recherches de Pau en charge de l’affaire. Durant trois jours une dizaine de gendarmes se sont relayés pour réaliser ces prélèvements. Un titanesque travail de recensement de la population présente au moment des faits avait été effectué pour qu’aucun homme ne passe entre les mailles du filet. Même ceux ayant séjourné seulement quelques jours dans la zone ont été contactés.

Près de 400 hommes ont reçu une convocation judiciaire

Tous ont reçu une convocation judiciaire. « Cela s’est très bien passé », analyse le maire Richard Cabanac. « Ils ont su expliquer aux personnes le pourquoi des choses et la population a accepté et s’est rendue sans aucune difficulté à la salle des fêtes ». Des horaires adaptés avaient été en place pour que chaucun puisse se rendre à la salle des fêtes en fonction de son emploi du temps. Celle-ci était en effet ouverte de 8h à 22h.

Tous les prélèvements seront détruits après l’enquête

 C’est le cas de cet habitant de Trensacq qui sort juste de la salle des fêtes. « Oui cela pèse, on ne sait pas ce qu’ils vont faire », di-il.

« J’ai été convoqué donc je viens ».

un habitant de Commensacq

Les prélèvements sont « cachetés et mis sous plis », explique le maire de Commensacq qui précise qu’ils seront détruits après l’enquête. « Si c’est pour la justice, oui bien sûr je suis venu », lâche un autre habitant qui n’a pas le souvenir d’avoir croisé la victime.

Guy Lecomte, âgé alors de 52 ans, a été retrouvé mort le 27 septembre 2019 dans sa maison située route de Pissos à Commensacq. Son corps était bardé de 32 plaies réalisées avec une arme blanche. Aucun couteau n’a été retrouvé sur place par les enquêteurs. L'enquête a été confiée à la Section de recherches de Pau.

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