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70e anniversaire de l'insurrection de la prison d'Eysses

Vue aérienne de la prison centrale d'Eysses / © Association nationale pour la mémoire des résistants et patriotes emprisonnés à Eysses
Vue aérienne de la prison centrale d'Eysses / © Association nationale pour la mémoire des résistants et patriotes emprisonnés à Eysses

Le 23 février 1944 de douze résistants sont condamnés par une cour martiale et exécutés .Ils avaient participé à l'insurrection de la centrale d'Eysses, à laquelle avaient pris part 1.200 prisonniers, déportés ensuite en Allemagne

Par A.H. avec AFP


Dimanche, 23 février,une cérémonie de commémoration est organisée par la ville de Villeneuve-sur-Lot et l'association, qui milite pour l'ouverture d'un musée sur cet épisode, se déroulera notamment devant la prison centrale d'Eysses et le "mur des fusillés", classé Monument historique en 1996.
  

Le soulèvement

Le 19 février 1944, le directeur de la prison ainsi qu'un inspecteur de l'administration pénitentiaire sont pris en otage par les détenus. L'alerte est donnée. S'ensuit alors une fusillade puis le siège de la prison, toute la nuit, par les gardes mobiles de réserve. Les détenus résistants sont finalement contraints de renoncer à leur action.  


La répression

L'évasion manquée du 19 février a un retentissement national : Joseph Darnand, le milicien secrétaire général au maintien de l’ordre, se rend en personne à Eysses et réunit une cour martiale qui condamne à mort douze résistants.
Ils sont exécutés au matin du 23 février 1944. 
Les détenus demeurés dans la prison sont livrés aux nazis le 30 mai 1944. Les S.S. procèdent à la déportation des détenus qui sont transférés vers le camp de concentration de Dachau à la fin du mois de juin 1944. 400 des détenus d'Eysses mourront en déportation.


"Tous les mouvements de résistance, les gaullistes, les communistes, les chrétiens, les républicains espagnols, etc. étaient représentés dans cette centrale considérée par Vichy comme la plus sûre", rappelle Gérard Michaut, secrétaire général de l'Association nationale pour la mémoire des résistants et patriotes emprisonnés à Eysses, réunissant
notamment familles et proches des insurgés.
Selon M. Michaut, lui-même fils d'un des détenus qui survivra à la déportation, "le plus remarquable, c'est la solidarité et la fraternité qui les a réunis et leur à permis de se lancer dans cette tentative d'évasion unique dans l'histoire de la Résistance, et par la suite de tenir en déportation".

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