Salon de l'agriculture : combien ça coûte de "monter" faire le salon ?

Le Salon de l'Agriculture de Paris débutera ce week-end. Le rendez-vous international avait été annulé l'an passé pour cause de pandémie. Ce sera des retrouvailles pour les quelque 200 éleveurs de Nouvelle Aquitaine et la cinquantaine de producteurs qui représenteront notre région. Mais le coût de la participation au salon et l'incertitude sur les retombées sont des éléments à prendre en compte.

C'est peu dire qu'à Lamarque, Max Laparre est fier de participer et de représenter le Lot-et-Garonne à la plus grande ferme de France.

Il avait pris la suite de l'élevage familial à la fin des années 90 sur ce lieu-dit de Saint-Eutrope-de-Born, et malgré les difficultés, il a su adapter son élevage. 

Après "Cigale" et "Coralie", c'est le petit-fils de "Cigale",  "Oups", qu'il s'apprête à présenter aux 33000 visiteurs attendus du salon. Il fait partie des spécimens, triés sur le volet pour y être exposés. Pour Max Laparre c'est l'occasion de rendre visible son activité : " les bénéfices que j'espère en tirer ? Cest la ventes des produits de mon exploitation en général. Ça permet de mettre en lumière mon élevage et d'attirer d'éventuels acheteurs".

Une vitrine prestigieuse mais coûteuse. Entre emplacement, hébergement et frais divers, cet éleveur va débourser plus de 3000 euros. Le département du Lot-et-Garonne participe cette année au transport des bêtes à hauteur de 500 euros.

Entre le stand, 7000 euros, les entrées gratuites envoyées aux clients et les cartons pour la dégustation, l'opération est évaluée à 10 000 euros pour les Janoueix, cette famille de viticulteurs exposants de Saint-Emilion. L'effort doit être rentable : il faut enregistrer au moins 200 commandes pour équilibrer les comptes. Mais il y a aussi le poids de la tradition : "Notre grand-père participait déjà au salon de l'agriculture. C'est une tradition qu'on essaie de perpétuer avec mon frère", assure la viticultrice Véronique Janoueix

Regardez le reportage de Mathilde Rezki et Pascal Lécuyer (I.Gallou, T.Ellobo).

Le Salon de l'Agriculture de Paris débutera ce week-end. Le rendez-vous international avait été annulé l'an passé pour cause de COVID. Il y aura donc un parfum de retrouvailles pour les quelque 200 éleveurs de Nouvelle Aquitaine et la cinquantaine de producteurs qui représenteront notre région. Mais le coût de la participation au salon et l'incertitude sur les retombées sont des éléments à prendre en compte. ©France 3 Aquitaine

En savoir plus le programme du 2 mars,  journée Nouvelle-Aquitaine

Une édition très attendue

Les retrouvailles, c'est un peu le leitmotiv de cette édition après l'annulation de l'événement l'an dernier. Au-delà des politiques qui ne manqueront pas d'y faire un tour, le salon devrait accueillir encore cette années plus de 600 000 visiteurs dont 9% des visiteurs pros viennent de l’étranger (42 pays).

Cette année le salon aura le visage de "Neige", la vache égérie du Salon, de la race alpine Abondance qui est attendue ce 24 février, Porte de Versailles à Paris.

La région Nouvelle-Aquitaine est la plus grande région agricole de France, avec 60 000 exploitations. La journée du 2 mars lui est dédiée. Notre JT sera en direct du salon ce jour-là.

En savoir plus le programme du 2 mars,  journée Nouvelle-Aquitaine