Les derniers espoirs européens de Bordeaux passent par une victoire à Liverpool (jeudi, 21h). Dans le mythique stade d'Anfield Road et face à l'équipe en forme du championnat d'Angleterre, le défi est gigantesque.

N'ayons pas peur des mots. Une victoire de Bordeaux en terre anglaise, ce qu'il n'a jamais réussi à faire dans toute son histoire européenne, serait un tremblement de terre sur la planète football. Un coup de tonnerre, la surprise du siècle à laquelle pas grand monde ne croit. Car comment une équipe, treizième d'un faible championnat de France et qui n'a pas encore gagné un seul de ses quatre matchs de Ligue Europa dans cette phase de groupes (trois nuls et une défaite), peut-elle mater sur sa pelouse une formation des Reds qui a passé samedi dernier quatre buts à Manchester City? A ce niveau-là, on ne parle plus de mission impossible mais de miracle, à vous faire aller à Lourdes à pied s'il se réalise.

 

Bordeaux, as-tu du coeur?


Les seuls à croire cet immense exploit possible sont les Bordelais, notamment car ils n'ont pas grand chose à perdre. La pression sur leurs épaules est donc quasiment inexistante. A deux journées de la fin, ils sont certes maîtres de leur destin mais à condition de gagner les deux dernières rencontres, à Liverpool donc ce jeudi et le 10 décembre à domicile face aux Russes du Rubin Kazan. "Il faut encore y croire, assure Nicolas Maurice-Belay. Nous devrons réaliser un sans faute. Nous n'avons plus rien à perdre et tout est possible dans le football". "Nous allons essayer, ajoute son coéquipier de Bordeaux Cheick Diabaté. C'est la moindre des choses".  Si les Girondins sont toujours aussi avares de victoires cette saison (7 en 22 matchs toutes compétitions confondues), ils affichent un bien meilleur état d'esprit en novembre que lors de la crise d'octobre, ce qui n'est pas difficile. "Quand on fait les efforts ensemble, c'est beaucoup mieux" confirme Clément Chantôme.


Les Reds sont costauds


Les Bordelais ne pourront pas compter sur une éventuelle perte de concentration de leur adversaire qui peut valider son billet pour les seizièmes de finale dès jeudi soir. Car depuis que Jurgen Klopp a pris la suite de Brendan Roger sur le banc de touche, les Reds sont transfigurés. Ils sont remontés à la neuvième place du championnat, en attendant certainement beaucoup mieux. Et la division offensive des hommes de la ville des Beatles emporte tout son passage. Avant de s'amuser avec les Citizens samedi dernier, Liverpool avait déjà puni Chelsea (1-3). Morale de l'histoire, les Rouges sont peut-être loin de leur lustre d'antan (7 victoires en Ligue des Champions),mais ils ne jouent pas dans la même cour que les Girondins. Et jeudi soir à Anfield Road, tout autre résultat qu'une victoire éliminera définitivement Bordeaux de la course à la qualification.
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