Onze patients de la région de Strasbourg sont arrivés ce vendredi dans les hôpitaux de Poitou-Charentes

Parmi les 24 malades du coronavirus transférés ce vendredi dans l'ouest de la France à bord d'un TGV parti de Strasbourg, 11 ont été placés dans des services de réanimation des hôpitaux de Poitiers, La Rochelle et Niort. 

La gare de Strasbourg ce vendredi, un patient est en cours de transfert à bord du TGV médicalisé.
La gare de Strasbourg ce vendredi, un patient est en cours de transfert à bord du TGV médicalisé. © Patrick Hertzog - AFP
Un TGV avec 24 malades du coronavirus à son bord, a quitté Strasbourg ce vendredi pour être répartis dans différents hôpitaux de Nouvelle-Aquitaine.
Le train médicalisé s'est arrêté en milieu d'après-midi à Poitiers, où des personnes ont été transférées vers Limoges, Niort et La Rochelle, avant son terminus à Bordeaux.
En Poitou-Charentes, sept patients ont été transférés au CHU de Poitiers, deux à l'hôpital de La Rochelle et deux à l'hôpital de Niort selon l'Agence Régionale de Santé. Des véhicules du Samu de La Rochelle sont allés à Poitiers pour prendre en charge les deux patients qui ont été hospitalisés dans le service de réanimation.
Les 24 patients sont originaires des hôpitaux de Strasbourg, Colmar, Saverne, Sélestat et Haguenau.
Les équipes du Samu de La Rochelle se sont déplacés à Poitiers pour prendre en charge des patients venus de Strasbourg.
Les équipes du Samu de La Rochelle se sont déplacés à Poitiers pour prendre en charge des patients venus de Strasbourg. © Groupe Hospitalier Littoral Atlantique
C'est la deuxième évacuation par TGV médicalisé réalisée depuis Strasbourg. La première s'était déroulée la semaine passée, avant d'autres évacuations par TGV de Mulhouse et Nancy le week-end dernier, et de Paris mercredi. Le personnel soignant accompagnant les malades a embarqué les malades, un par un. Les patients, endormis, sont transportés dans des matelas coquille pour être installés dans des rames classiques de TGV, légèrement reconfigurées pour le transport de brancards.

C'est très délicat parce que le patient dort, il est sous ventilation artificielle avec un respirateur, une bouteille d'oxygène et un appareil de monitorage, donc ça fait beaucoup de poids en plus du patient. Les conditions de transport sont longues, difficiles et nécessitent un état clinique des patients qu'on dit +stable+, qui ne posera aucun problème normalement jusqu'à l'arrivée,
- Docteur Jean-Michel Dindart, praticien hospitalier du CHU de Bordeaux et responsable adjoint du train.

Les hôpitaux du Grand Est saturés

Le Grand Est est un des principaux foyers épidémiques du coronavirus en France et les hôpitaux de la région, notamment dans le Haut-Rhin, sont à la limite de la saturation depuis plusieurs semaines. Face à cette situation, de multiples évacuations de malades ont été conduites par ambulance, hélicoptère, avion ou même car de tourisme.
L'Agence régionale de santé a indiqué mardi que plus de 200 malades du Grand Est avaient déjà été évacués vers d'autres régions françaises moins touchées par l'épidémie ainsi que vers l'étranger, en Allemagne, Suisse, Luxembourg et Autriche.

     

L’épidémie de Covid-19 en Nouvelle-Aquitaine : 94 décès et 705 personnes hospitalisées

L’épidémie poursuit sa progression avec 146 nouveaux cas confirmés recensés par Santé publique France le 1er avril, ce qui porte le total à 1 991 cas confirmés dans la région depuis le début de l’épidémie (Pour rappel, ces chiffres ne comprennent pas toutes les personnes non testées Covid-19 identifiées par la médecine de ville).Depuis le début de l’épidémie, 94 décès  ont été enregistrés parmi les personnes hospitalisées.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
coronavirus/covid-19 santé société