Cet article date de plus de 5 ans

Aviron Bayonnais : l'élite au bout de la finale

Un an tout juste après une descente traumatique en Pro D2, Bayonne fait office de favori à la remontée en Top 14 mais devra se défaire pour cela d'Aurillac, qui n'a rien à perdre, samedi en finale d'accession à Toulouse (16h15).
L'image restera gravée dans la mémoire de Jean-Dauger : celle des joueurs de l'Aviron rassemblés au centre du terrain à attendre que ne tombe le couperet de leur relégation, à l'issue de la dernière journée de Top 14 la saison dernière. Une relégation qui a rayé le Pays Basque, place-forte du rugby français, de la carte de l'élite. On connaît la suite: drame autour de la fusion ratée avec Biarritz, départ de nombreux joueurs (Ollivon, Etrillard, Spedding...) et reprise en main réussie de l'équipe par Vincent Etcheto, banni de l'UBB.

Samedi, les Basques se rassembleront de nouveau mais avant le coup d'envoi cette fois et sur la pelouse d'Ernest-Wallon, pour se souder autour d'un objectif loin d'être évident en début de saison: aller chercher leur remontée directe en Top 14 et rejoindre ainsi Lyon, champion de Pro D2.

"La pression existe mais ce n'est pas du tout la même que celle du maintien. Ce n'est pas la même saveur. L'énergie n'est pas la même. On joue pour aller chercher quelque chose de fabuleux", confie le troisième ligne Jean-Jo Marmouyet.


"Chaque joueur imagine, le soir avant d'aller au lit, comment ça peut se passer. Personnellement, je ne m'imagine pas perdre. J'essaie de positiver pour ne pas avoir d'image négative le jour J", abonde le talonneur Grégory Arganese.

Aurillac n'a 'rien à perdre'

Mais Aurillac, Petit Poucet au budget plus de deux fois inférieur à celui de Bayonne (4,7 millions contre plus de 11) qui a surclassé en demi-finale Mont-de-Marsan, finaliste la saison dernière, n'apparaît pas comme la victime idéale.

"Nous ne sommes pas favoris, même si Bayonne dit le contraire", insiste son entraîneur Jeremy Davidson. "On est sur les nerfs car c'est une finale,
et on va encore tout faire pour montrer un beau visage de nous. On n'a rien à perdre."


Mais au contraire tout à gagner. "On sait qu'on est à 80 minutes d'un bonheur immense. C'est peut-être la seule occasion pour la carrière de certains de pouvoir jouer en Top 14", souligne Maxime Petitjean.

Capitaine et buteur des Cantaliens, Petitjean a l'expérience pour lui: en 2005, lors de la finale de Pro D2 contre Lyon, il avait arraché la victoire d'Aurillac
(21-19) d'une pénalité après la sirène. Malheureusement pour eux, les Auvergnats avaient ensuite perdu face à Pau, 13e du Top 16, le barrage pour monter dans l'élite. Onze ans plus tard, les Aurillacois feront tout pour ne pas laisser passer leur chance une deuxième fois.

Bayonne garde donc les pieds sur terre: "Les gens nous donnent favoris mais c'est une finale. L'emportera celui qui aura le plus de coeur, le plus d'envie d'aller chercher la victoire. Et là-dessus, on est à égalité, je pense", conclut Arganese.

Le reportage d'Alexandre Perrin et Fabien Cordier
durée de la vidéo: 01 min 42
Aviron Bayonnais : l'élite au bout de la finale

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
pro d2 rugby sport pays basque