Pays Basque : 10 jours sans écran, un défi de taille pour les élèves d'une école à Urrugne

Télé, ordinateur, tablette... pendant dix jours, les 320 élèves de l'école Saint François-Xavier d'Urrugne devront éviter les écrans dans leur quotidien. Un défi de taille, alors que le confinement a augmenté leur temps d'exposition aux écrans. 

Il faudra être déterminé et ne pas craquer... dans l'école primaire Saint François-Xavier d'Urrugne dans le Pays Basque, 320 élèves vont essayer de dire adieu aux écrans pendant 10 jours. Un défi assez difficile à surmonter, même pour les moins accros : 

J'ai pas trop l'habitude de regarder les écrans, mais en week-end, je joue aux jeux vidéos.

Théodore

Aider à déconnecter

L'initiative "10 jours sans écran" est née au Québec et a traversé l'Atlantique en 2008. Depuis de nombreuses communes, associations, crèches, écoles, collèges ou lycées relèvent ce défi en France. En 2021, 125 écoles en France et au Québec se sont lancées dans l'aventure. 

À Urrugne, cela fait plusieurs années que les élèves des écoles primaires répondent à l'appel. Du 25 mai au 3 juin, ils devront éviter de regarder les écrans à cinq moments clés de la journée: le matin avant d'aller à l'école, le midi, après l'école, durant et après le dîner et enfin la nuit après le coucher. 

Chaque enfant peut choisir les périodes où il souhaite relever le défi, et rapporter des points à son école s'il le relève. Une façon ludique et gratifiante de limiter leur temps devant les écrans. 

Au moins quatre heures par jour

Car les jeunes passent de plus en plus de temps les yeux rivés sur leur smartphone, la télévision ou encore l'ordinateur.
Selon une enquête de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies menée en 2017 sur les niveaux d'usage des écrans à la fin de l'adolescence, 57% des 13 300 interrogés déclaraient passer au moins quatre heures par jour devant un écran, et 39% au moins six heures. Une minorité peut même développer une addiction.

Du côté des plus jeunes aussi, la situation est préoccupante, si bien que l'Organisation Mondiale de la Santé a publié de nouvelles recommandations en 2019 reposant sur trois piliers essentiels, comme le rappelle Eneko Jorajuria, l'organisateur du défi à l'école Saint François-Xavier :

Suffisamment d'activité physique, pas trop de sédentarité [...] surtout avec les écrans de loisir, préserver le temps et la qualité du sommeil.

Eneko Jorajuria - enseignant

L'OMS conseille aussi de bannir les écrans pour les enfants de moins de 2 ans et limiter leur usage à une heure par jour lorsqu'ils ont entre 2 et 5 ans. 

Un confinement devant les écrans

Cette surconsommation des écrans s'est encore accentuée pendant les différentes périodes de confinement. Notamment chez les jeunes : difficile pour les parents en télétravail de trouver du temps et des activités pour leurs enfants.

Selon l'enquête BVA-Addictions France "Répercussions de la crise sanitaire sur les conduites addictives des Français" menée en février 2021 sur 2001 personnes, 63% des parents avouaient avoir connu des difficultés pour limiter le temps d'écran de leurs enfants pendant au moins un confinement. Les écrans arrivent en première position des produits addictifs où les Français ont augmenté leur consommation pendant ces périodes : 

Les enfants de l'école Saint François-Xavier ont donc jusqu'au 3 juin pour relever le défi, et faire gagner le plus de points à leur établissement. Heureusement pour eux, des activités leur seront proposées pour éviter la tentation : équitation, street-art ou encore cours de cuisine seront à l'honneur. 

A la recontre des élèves et leur motivation avec ce reportage de nos confrères du Pays basque >

 

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