Suspension du vaccin AstraZeneca : « il faut faire confiance à nos autorités sanitaires » (P. Béguerie, pharmacien)

Alors que les pharmacies étaient autorisées à vacciner depuis ce lundi 15 mars, la France a suspendu les injections du vaccin AstraZeneca, c’est-à-dire celui que les officines pouvaient administrer.

Ce lundi 15 mars, la France a suspendu les injections du vaccin AstraZeneca.
Ce lundi 15 mars, la France a suspendu les injections du vaccin AstraZeneca. © ALAIN JOCARD / AFP

Ces derniers jours, une dizaine de pays avaient déjà suspendu les vaccins AstraZeneca à titre préventif suite à des effets secondaires observés chez certains patients. Et ce lundi, l’Allemagne était venue s’ajouter à la liste des pays en milieu d’après-midi, suivie de près par la France.

Déjà dans la journée les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône avaient suspendu la vaccination de leur personnel après l’observation d’une arythmie cardiaque chez un pompier ayant reçu une première dose.

Emmanuel Macron a annoncé depuis le Tarn-et-Garonne où il était en déplacement que la France suspendait également l’administration de ce vaccin jusqu’à demain après-midi, dans l’attente de l’avis de l’Agence européenne des médicaments.

Les pharmacies qui étaient autorisées depuis ce lundi 15 mars à vacciner sont donc au point mort. Ou du moins dans l’attente. Pour Pierre Béguerie, pharmacien à Bidart et président du Conseil central de l’Ordre des pharmaciens, cette annonce ne change pas grand-chose dans la mesure où il n’avait pas encore reçu les doses de vaccin qu’il a commandées la semaine dernière. Celles-ci devaient arriver jeudi ou vendredi.

Alors qu'il y a quelques heures encore il annonçait sur notre antenne qu'il manquait plus de doses que de bras, il se veut pragmatique. « Il faut faire confiance à nos autorités sanitaires », dit-il.

« Nous n’avons plus qu’à attendre les résultats des analyses réalisées lors de cette suspension ».

Pierre Béguerie, pharmacien

Même s’il avoue être surpris d’ « être prévenu au dernier moment », il n’est pas étonné en revanche par cette décision. « Je pense que tous les pays se sont concertés et que cela va être à l’Agence européennes des médicament de trancher ». Alors, ne reste plus qu’à attendre. « Les doses que j’ai commandées vont arriver jeudi comme prévu à priori, mais si AstraZeneca est toujours interdit nous ne vaccinerons pas », annonce-t-il d’ores et déjà. « Mon carnet de rendez-vous est rempli … mais pour lundi prochain".

J’avais dit à mes patients que je les appellerai pour confirmer. Je ne les appellerai donc pas (si la suspension est confirmée, ndlr)».

Pierre Béguerie, président du Conseil central de l’Ordre des pharmaciens.

Le président de la République a par ailleurs annoncé que « nous aurons à prendre dans les jours qui viennent sans doute de nouvelles décisions » pour lutter contre l’épidémie et a appelé à regarder « la réalité de l’épidémie ville par ville ».

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