Un troupeau plus petit, le lait mieux valorisé: le pari d'un éleveur de chèvres du Pays basque

Ladis Olaizola est éleveur de chèvres à Urrugne. Il vient d'investir dans une fromagerie pour fabriquer des bûches, crottins et briquettes de chèvre. Avec un objectif, réduire à terme la taille de son troupeau, et améliorer ses revenus en vendant le fromage en direct

Elle est nichée entre mer et montagne. La ferme Hirigoingo Borda à Urrugne. Depuis 1926, quatre générations se sont succédées pour y élever essentiellement des vaches. Ladis y est né et a grandi sur l'exploitation. Un terrain de jeu qui le conduit naturellement à reprendre le flambeau familial.

Le fils et petit-fils d'agriculteurs a 21 ans quand il se lance en 2013 et décide de faire évoluer l'entreprise et réaliser son rêve de gosse : moins de vaches et des chèvres ! 

"A l'âge de 11 ans, le Père Noël, bien informé, m'a apporté le plus beau des cadeaux...Une chèvre ! Ça été le déclic, j'ai su que je voulais devenir éleveur de chèvres".

Aujourd'hui, il est à la tête d'un troupeau de 170 bêtes qui lui fournissent 450 litres de lait par jour. Les deux traites quotidiennes rythment sa journée. Il ne voit pas le temps passer. 

"C'est pas mal de travail !" D'autant que le jeune homme vient de monter sa fromagerie pour laquelle il a investi 80 000 euros. Le garçon fourmille d'idées. Contrairement à d'autres, il ne cherche pas à agrandir son élevage. Il veut surtout valoriser son lait et pour cela, il envisage désormais de réduire son cheptel. 

Ladis aimerait à terme transformer toute sa production de lait de chèvre dans sa ferme
Ladis aimerait à terme transformer toute sa production de lait de chèvre dans sa ferme


"J'aimerai par la suite diminuer mon nombre de chèvres pour transformer un peu plus, surtout qu'on n'a pas beaucoup de fonciers." 

Pour le moment, seuls 10 % du lait est transformé sur place, mais à terme l'ensemble de la production pourrait l'être.

Ladis produit des bûches, des crottins, des briquettes de chèvre. Et bientôt de la tomme et de même de la glace. Des produits vendus directement à la ferme ou non loin de là chez un primeur local. 

" Savoir que ça vient d'ici, à cinq minutes, les clients sont supers ravis .!" Le succès est au rendez-vous. Depuis un an, avec la crise du Covid et les multiples confinements, le circuit court, connaît un franc succès. 

"C'est un producteur qui élève ses animaux, fabrique son fromage. L'intérêt, c'est vraiment de retrouver l'identité d'un produit. On n'a pas de mélanges de lait qui vont homogénéiser un peu plus les saveurs".

L'éleveur qui fabrique son propre foin et maïs fait partie de cette nouvelle génération qui tente de mettre en place des pratiques plus respectueuses de l'environnement avec le souci de conjuguer vie personnelle et vie professionnelle.

Emmanuel Clerc et Rémi poissonnier se sont rendus à la ferme Hirigoingo Borda à Urrugne

Une nouvelle génération d'éleveurs

 

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