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Pyrénées : une centaine de manifestants anti-ours a bloqué la RN 134

Les manifestants anti-ours ont passé la nuit sur la RN 134, installant un barrage filtrant. Ils voulaient interpeller un éventuel convoi transportant les 2 ourses. / © Eric Poussard
Les manifestants anti-ours ont passé la nuit sur la RN 134, installant un barrage filtrant. Ils voulaient interpeller un éventuel convoi transportant les 2 ourses. / © Eric Poussard

Les anti-ours ont occupé depuis mercredi soir la RN 134, toujours mobilisés contre l'arrivée des 2 femelles slovènes. Ce matin vers 8 heures, ils ont vu passer deux hélicoptères avec une cage, supposant que les femelles s'y trouvaient. 

Par Christine Le Hesran

Vers 8 heures ce matin, le ton est monté du côté de Sarrance. Les manifestants anti-ours sont restés postés sur la route depuis mercredi soir. Tout d'un coup, ils ont entendu le bruit d'hélicoptères, 2 en l'occurrence. Ils sont persuadés que les 2 ourses sont à l'intérieur des cages. 

 

Tension sur place


Le ton est monté aussi entre éleveurs mobilisés depuis mercredi soir contre l'introduction des ours et les usagers de la RN 134, un axe majeur de la vallée d'Aspe.  Certains demandant aux manifestants de les laisser passer " pour nous laisser travailler". Feu de paille, gendarmes à proximité.... l'ambiance se tend. 

Toute la nuit, une centaine de manifestants a fait le pied de grue, au départ en bloquant, puis sous forme de barrage filtrant. Ils ont pris position dans différents lieux, à Sarrance mais aussi à Bielle en vallée d'Ossau. Toujours le même but : stopper un éventuel convoi transportant les deux ourses slovènes. 


François de Rugy, ministre de la Transition énergétique et solidaire, est intervenu ce jeudi matin sur France Info : "Je ne donnerai pas plus de détails, car des personnes se croient autorisés à faire des barrages sur les routes, à me menacer avec des fusils. Ce sont des attitudes inacceptables."
 


François de Rugy n'a pas donné d'indications sur l'éventuelle introduction de deux ourses ce matin dans les Pyrénées. "Ce sera fait de la meilleure façon qui soit pour qu'on ne cède pas à des pressions ou à des menaces", a simplement déclaré le ministre, reconnaissant qu'il y avait un créneau "début octobre".


Vers 9 heures sur place, la circulation a pu reprendre lentement, les gendarmes ayant ouvert une déviation. 
 

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