Les salariés de l'usine Lindt d'Oloron-Ste-Marie en grève depuis une semaine

Les machines de production de tablettes de chocolat et de pralinés sont à l'arrêt depuis mercredi dernier. Les salariés demandent plus que les 1,4% d'augmentation de salaire que leur propose la direction. 

En 2014, le chiffre d'affaire (2,8 milliards d'euros) du groupe chocolatier suisse a fait un bond de 17,4% par rapport à l'année précédente, qui fut déjà une très belle année, de même que celle de 2012.

"Nous avons la chance de faire partie d'une catégorie de produits très résistante, les produits se vendent bien, et notamment Lindt, qui est un chocolat premium. Le marché ne cesse de croître en valeur" révélait, en juin 2013, le PDG suisse de Lindt France Alain Germiquet, au magazine économique LSA. L'année même où Lindt décidait de créer une nouvelle unité de production sur son site d'Oloron, le seul installé en France. 

Au vu de ces résultats, les employés demandent une véritable revalorisation de leurs salaires de base et pas seulement une participation aux bénéfices.

Les 1,4% proposés par la direction, soit moins de 28 euros brut par mois, ne sont pas acceptables selon les syndicats.

"Ils réalisent des bénéfices importants, on doit en retirer les fruits" argumentent-ils.


300 salariés des chaînes de production ont cessé le travail depuis une semaine. 

L'usine d'Oloron, rachetée en 1977 par Lindt, emploie 1200 personnes dont 600 saisonniers sur 6 mois.