Biarritz olympique : climat tendu entre la presse et le président du club

En pleine reprise de Pro D2 et alors que la deuxième journée se disputera jeudi avec la rencontre entre Montauban et Biarritz, l'atmosphère semble tendue entre les médias et le club notamment lors de la conférence de presse d'avant match (ce mardi) entre le président et les journalistes.

 
Jean-Baptiste Aldigé, le président du B.O. et Lucas Peyresblanques, lors de la conférence de presse
Jean-Baptiste Aldigé, le président du B.O. et Lucas Peyresblanques, lors de la conférence de presse
Sûrs qu'ils doivent afficher de bons résultats pour ce prochain match et qu'ils vont tout donner, les joueurs du B.O., pour cette rencontre. Mais les journalistes peuvent avoir, parfois, envie de poser d'autres questions aux joueurs, au président... c'est d'ailleurs le but d'une conférence de presse, normalement.
Ce mardi, le président Jean-Baptiste Aldigé a clairement verrouillé la communication du club, mais aussi presque l'expression de ses joueurs, en parlant à leur place et répondant avec lassitude aux journalistes...

Notamment sur le profil de Lucas Peyresblanques dont certains voulaient entendre la motivation pour cette année après ne pas avoir été sélectionné avec l’équipe de France moins de 20 ans.
Mais non. On ne parlera donc que du prochain match.  
Un échange de questions-réponses tendu donc où l'on ne répond qu'à ce qu'on veut...

Regardez le reportage d'Alexandre Perrin et Rémi Poissonnier.
 
Une conférence de presse tendue au BO avant Montauban-Biarritz

A l'heure des chaînes ou blogs de clubs qui font passer leur communication, ces clubs ont-ils besoin de faire semblant dans des conférences de presse ?

En tout cas, le malaise semblait partagé parmi les journalistes sur place qui ont vu cet exercice, pourtant classique de leur métier, prendre une tournure bien peu cordiale voire stérile en quelques semaines...

Une ambiance tendue depuis l'arrivée du président qui est montée d'un cran, selon nos confrères sur place, lors de cette conférence de presse, qualifiant l'échange de "surréaliste", "un président qui s'invite dans une conférence de joueurs", " avec de jeunes joueurs qui ont l'air terrifiés... face à un interventionisme du président", "un manque de respect face à notre profession qui est une forme de mépris"...


Gageons qu'une victoire des Biarrots redonnera le sourire à chacun pour envisager un retour à la normale des échanges professionnels dans les prochains jours...




 
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