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Municipales à Biarritz : Michel Veunac se retire, Guillaume Barucq s'allie à la gauche

Le maire sortant l'a annoncé dans un communiqué ce matin. Il se retire. Maider Arosteguy, arrivée en tête, refuse toute alliance, contrairement à Guillaume Barucq qui a décidé de fusionner avec la gauche. 

Michel Veunac lors du G7 à Biarritz en août 2019
Michel Veunac lors du G7 à Biarritz en août 2019 © Christian Böhmer
 
Le maire sortant de Biarritz, Michel Veunac, a donc décidé de se retirer. Ce mardi matin, il a annoncé : "en ma qualité de responsable de la liste “Vivons Biarritz !” présentée au premier tour des élections municipales de Biarritz le 15 Mars dernier, et en accord avec l’ensemble de mes colistiers, j’ai décidé de retirer notre liste du second tour de ces élections fixé le 28 Juin prochain". 
 
Un court communiqué, dans lequel il ne fait part d'aucune consigne à ses électeurs pour le second tour. Contacté, Michel Veunac n'a pas donné suite à nos demandes d'interview.

Au premier tour, Michel Veunac était arrivé 5eme, ce qui avait constitué une surprise. Maider Arosteguy (LR) était arrivée en tête avec 31,47 % des suffrages. Elle était suivie par Guillaume Barucq (DVC), ayant recueilli 16,22% des voix, puis Nathalie Motsh " Biarritz en a besoin " (DVC) avec 14,24% des voix et Brice Morin (REG) avec 12,34%. Michel Veunac (membre du Modem soutenu par LaREM), élu à la tête de la ville en 2014, n'avait recueilli que 12,22% des suffrages. 

"Pas d'alliances de circonstance", pour Arosteguy

Arrivée en tête, Maider Arosteguy avait annoncé dès le 22 mai dernier sur l'antenne de France Bleu Pays Basque refuser la fusion, sans fermer totalement la porte. La conseillère municipale d'opposition avait affirmé que "les Biarrots ne veulent pas d'alliances de circonstance pour prendre les postes".

Ce choix qui a été confirmé vendredi dernier, date à laquelle elle a déposé sa liste à la sous-préfecture. Sa décision de ne pas faire d'alliance a donc été actée avant le retrait de Michel Veunac.

Le maire sortant avait appelé à voter pour elle au soir du premier tour, tout comme Jean-Benoît Saint-Cricq (10,59%). Celui-ci s'étant vu fermer la porte par Maider Arosteguy, il continue sa route en solo mais avec le soutien de neuf colostiers de Michel Veunac, dont trois adjoints à la mairie.
 

Le centriste Barucq s'allie à la gauche

L'adjoint au maire sortant, le centriste Guillaume Barucq, a tenu une conférence de presse en fin de matinée ce mardi, soit peu de temps après l'annonce du retrait de Michel Veunac. Il y a annoncé que sa liste fusionnait avec celle de Brice Morin composée notamment de socialistes, d'écologistes et de membres de la France Insoumise.

Un choix qu'il justifie par le programme proposé dès le départ de cette campagne et conforté selon lui par la crise du Covid 19 : une ligne basée sur le social et la transition écologique. Les sièges seront répartis de manière proportionnelle. Arrivée devant la liste de Brice Morin, celle de Guillaume Barucq disposera donc d'un peu plus de sièges.
 

Selon Guillaume Barucq les discussions avec l'autre centriste, Nathalie Motsch, n'auraient pas abouti. Celle-ci a également tenu une conférence de presse ce mardi après-midi. Elle a donc annoncé qu'elle partirait seule pour le second tour. "L'idéologie et l'extrême n'ont pas de place a Biarritz" a-t-elle décaré.

Nathalie Motsch lors de sa conférence de presse le 2 juin 2020
Nathalie Motsch lors de sa conférence de presse le 2 juin 2020 © @Allande Boutin

Campagne mouvementée depuis le début

Il faut dire que depuis le début à Biarritz, la campagne pour les municipales est mouvementée. Elle a notamment été marquée par un duel entre deux membres du gouvernement. Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture s'était en effet présenté. Et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, figurait quant à lui sur la liste de Michel Veunac. Une situation qui avait nécessité un recadrage du Premier ministre. Edouard Philipppe avait en effet déclaré qu'il n'était "pas envisageable que deux membres du gouvernement puissent être candidats l'un contre l'autre durablement". Didier Guillaume s'était alors retiré.

 
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