Décès à la maternité d'Orthez : le procès de l'anesthésiste repoussé au 28 mai

© France 3 Pau Sud Aquitaine
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Le procès de l'anesthésiste de la maternité d'Orthez, jugée pour homicide involontaire après la mort d'une patiente devait s'ouvrir ce jeudi. Il a été renvoyé pour des raisons d'agenda.
 

Par MK avec Elise Daycard

Il devait plaider deux affaires en même temps. Eric Dupont-Moretti, avocat d'Helga Wauters, l'anesthésiste mise en cause dans le décès d'une patiente à la maternité d'Orthez, était retenu ce jeudi 6 février pour un procès aux assises.

Sans surprise, le tribunal correctionnel de Pau a donc accepté sa demande de renvoi. Le procès se tiendra donc finalement les 28 et 29 mai.
 

Homicide involontaire aggravé

Helga Wauters, est poursuivie pour homicide involontaire aggravé. Le 26 septembre 2014 cette anesthésiste belge est de garde à la maternité d'Orthez lorsque Xynthia Hawke, au terme de sa grossesse, doit subir une césarienne.

La situation se complique, la jeune mère doit être opérée sous anesthésie générale. Le bébé voit le jour mais Xynthia est victime d'un arrêt cardiaque. Transférée en réanimation à Pau, elle décède quatre jours plus tard.
 

La médecin était ivre

L'enquête révèlera que le décès est lié à une faute professionnelle. Alcoolique depuis plusieurs années, l'anesthésiste était ivre au moment des faits.
 

La famille souhaite que ce médecin ne pratique plus
Me Philippe Courtois, avocat de la famille de la victime


Pour les proches des victimes, ce renvoi de procès, plus de cinq ans après les faits, est douloureuse, explique l'avocat de la famille Me Philippe Courtois.
"La famille veut une condamnation à une peine de prison ferme. Cette condamnation ne remplacera jamais Xynthia. Elle souhaite également que ce médecin ne pratique plus. On ne peut pas accepter qu'un médecin en état d'alcoolémie continue puisse continuer à exercer."
 

La clinique sur le banc des parties civiles

La clinique où travaillait l'anesthésiste n'est pas  poursuivie. Elle sera sur le banc des parties civiles, aux côtés de la famille. "C'est malvenu dans la mesure où ils n'ont eu aucun mot pour la famille, aucune compassion", poursuit Me Courtois.
L'anesthésiste encourt jusqu'à cinq ans de prison.
 

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