Dans les coulisses du Samu de l’hôpital de Pau, qui gère plus de 900 appels par jour

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Béarn : dans les coulisses du centre 15 de l'hôpital de Pau ©France télévisions

Que se passe-t-il lorsque l'on compose le 15 en cas d'urgence ? Reportage au centre de régulation du Samu 64 à l'hôpital de Pau. Un centre très sollicité. En 2022, il a dû gérer 40 appels toutes les heures.

Le téléphone n’arrête pas de sonner. Faire vite. Distinguer l’urgence médicale, de l’urgence ressentie, d'une situation qui relève d'un rendez-vous chez un médecin. C’est la mission des assistants de régulation. Devant leurs écrans, ce sont eux qui reçoivent les appels au 15 et évaluent la gravité. Ils sont en première ligne, sept jours sur sept et 24 heures sur 24.

Xavier Derweduwens fait partie de l’équipe du Samu de l’hôpital de Pau. À chaque appel, il a seulement quelques minutes pour réagir et préparer le travail du médecin. "Il faut déceler les premiers secours, savoir si c’est de la permanence de soins ou si c’est de l’urgence. Si c’est de l’urgence, on a des départs réflexes. On peut faire partir des secours, des ambulances de réanimation, des VLM (véhicule de liaison médicalisé) sans que le médecin ne soit au courant, mais on le prévient tout le temps".

Sur le pont, 24 heures sur 24

Au sein du service des urgences, le Samu est l’organisme qui intervient en extérieur. Le terrain d’intervention est vaste, entre zones urbaines et zones de montagne. Les premières minutes sont déterminantes pour définir les moyens nécessaires et apporter des réponses en fonction des besoins et des ressources. "Nous avons plusieurs moyens de réponse. On peut envoyer un SMUR. Nous avons deux lignes de SMUR 24 heures sur 24, pour 280 000 habitants. Donc, il faut vraiment rationaliser les besoins", souligne Yves Rognant, cadre Samu-Smur.

930 appels par jour en 2022

En 2022, le centre 15 de l’hôpital de Pau a dû gérer 930 appels par jour. Cela représente 40 appels, toutes les heures, auxquels il faut ajouter les urgences exceptionnelles. À tout moment, il peut y avoir, entre guillemets, l’appel explosif, explique le chef du service, le docteur Bertrand Bataille. "Là, il faut mettre en activité un ensemble de moyens Secours, il peut y avoir une explosion, un bus qui se renverse, que sais-je et là, on bascule dans une situation exceptionnelle. Ca peut arriver à chaque instant". Chaque jour, 25 assistants de régulation et 28 médecins se relaient en permanence au centre 15 de l’hôpital de Pau. 

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