En Béarn, les associations se mobilisent pour les poissons migrateurs

Une quinzaine d'associations de pêcheurs et d'écologistes ont déposé un recours en justice afin d'obtenir l'interdiction de la pêche aux filets dérivants dans l'Adour.  

Depuis des années, la question de la pêche au saumon fait l'objet d'une guerre judiciaire entre marins pêcheurs professionnels et défenseurs de l'environnement.
Depuis des années, la question de la pêche au saumon fait l'objet d'une guerre judiciaire entre marins pêcheurs professionnels et défenseurs de l'environnement. © France 3 Pau Sud Aquitaine

La grande alose, la lamproie marine ou encore le saumon sont-ils mis en péril par la pêche aux filets dérivants et aux engins dans l'Adour ? C'est en tout cas le point de vue d'une quinzaine d'associations de pêcheurs et d'écologistes, réunies en collectif, qui souhaitent obtenir l'annulation de l'arrêté préfectoral autorisant la pratique. 

"Les espèces sont arrivées au bout du bout, estime Philippe Garcia, président de l'association pour la Défense des milieux aquatiques. Il faut donc avoir une action avec la bonne envergure. 

La bonne envergure, ce n'est pas uniquement le port de Bayonne, c'est tout l'Adour et même plus que ça, ce sont les corridors migratoires le long de la côte.

Philippe Garcia, président de l'association pour la Défense des milieux aquatiques

Une guerre qui n'en finit pas


Depuis des années, la question de la pêche au saumon fait l'objet d'une guerre judiciaire entre marins pêcheurs professionnels et défenseurs de l'environnement. Des négociations sont actuellement en cours pour que les marins pêcheurs soient indemnisés en contrepartie de l'arrêt de la pêche dans le port. 
Guerre du saumon dans le Pays basque : la pêche au filet dérivant interdite dans le port de Bayonne


C'est donc la première fois que la partie fluviale de l'Adour est visée par les associations qui ont déposé des recours contre les arrêtés préfectoraux. "On attend que, pour une fois, les administrations reconnaissent qu'il faut arrêter cette pêche outrancière, qui ne se justifie plus aujourd'hui, estime Jacques Gjini, président de l'Association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques du Gave d'Oloron.
 

Cela va dans le sens de la ressource économique, mais aussi dans le sens de la protection de la biodiversité et de l'environnement. 

Jacques Gjini, président de l'Association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques du Gave d'Oloron



Voir le reportage de France 3 Aquitaine

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