Pas de randonneurs à secourir, les gendarmes du PGHM d'Oloron aident les bergers confinés à préparer les estives

Alors que de nombreux bergers sont dans l'impossibilité d'aller vérifier l'état de leurs cabanes au sortir de l'hiver, les gendarmes, peu occupés par les secours, le font à leur place. Pour leur permettre de préparer au mieux la prochaine transhumance.
Les gendarmes du PGHM d'Oloron-Ste-Marie viérifient l'état des bergeries à la place des éleveurs confinés avant la montée en estive
Les gendarmes du PGHM d'Oloron-Ste-Marie viérifient l'état des bergeries à la place des éleveurs confinés avant la montée en estive © R.Hauville/F3Aquitaine
"C'est la première fois qu'on intervient sur cette mission" avoue Renaud Saison, gendarme attaché au Peloton de Haute-Montagne d'Oloron-Ste-Marie.

Le sous-officier a repéré une fuite d'eau dans une des cabanes qu'il doit inspecter sur les hauteurs du béarn. 

Il regarde la toiture. Des tuiles ont été déplacées. Certainement un coup de vent. "On les a remises en place et on va le signaler pour que le berger puisse envisager des réparations".

Du secours en montagne au soutien aux bergers


Avec le confinement, le secours en montagne, mission principale des gendarmes du PGHM, n'a quasiment plus lieu d'être.

Ils effectuent certes des tournées de surveillance pour veiller au respect de l'arrêté interdisant les randonnées, mais les contrevenants sont très rares, même s'ils en ont trouvé quelques-uns.
 

"On travaille aujourd'hui au profit de l'IPHB, l'Institut Patrimonial du Haut-Béarn" explique Renaud Saison. "Ca nous permet d'être en relation avec les bergers et avec tous ceux qui travaillent sur les espaces pastoraux des trois vallées, Aspe, Ossau et Barétous".
 

Vérifier l'état des sentiers et des bergeries


Les militaires ont accepté de réaliser un état des lieux des bergeries les plus reculées mais aussi de vérifier l'état des routes et sentiers qui permettent d'y accéder.

"On fait cette prévention pour alerter les bergers et l'IPHB en cas de dégâts intervenus pendant l'hiver sur leurs installations. Ce leur permet d'anticiper d'éventuelles réparations".

Un travail que la plupart des éleveurs, trop éloignés de leurs estives, ne peuvent pas réaliser eux-mêmes en cette période de confinement. Période qui a commencé au sortir de l'hiver et qui se terminera à la veille des estives.

"Il n'y a pas eu de dérogation pour les bergers bien qu'ils aient toujours été autonomes pour l'entretien de leurs cabanes, des chemins qui y mènent et des points d'eau réservés aux bêtes" précise Renaud Saison.

La montée en estive commencera dès la fin du mois de mai et s'étalera jusqu'à fin juin.

D'ici là, les gendarmes continuent leurs tournées. En un mois, ils ont déjà visité une cinquantaine de bergeries.

Reportage vidéo à venir...
 
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