Pau : un père de famille condamné pour avoir menacé un professeur de lui « couper la tête »

Cet homme de  32 ans était jugé aujourd’hui en comparution immédiate. Vendredi,  il avait menacé de mort une enseignante de l’école Pierre et Marie Curie.

Un homme de 32 ans était jugé au palais de justice de Pau ce lundi 25 janvier pour avoir menacé une enseignate de lui "couper la tête".
Un homme de 32 ans était jugé au palais de justice de Pau ce lundi 25 janvier pour avoir menacé une enseignate de lui "couper la tête". © FTV

Six mois de prison avec sursis probatoire de deux ans, la réponse judiciaire est sans appel. Une décision exemplaire suite à cette affaire qui n’est pas sans rappeler la disparition de Samuel Paty. "Je vais revenir pour te couper la tête",  avait menacé ce père de famille. Des mots qui avaient fait écho à l'assassinat du professeur en octobre dernier.

"Que le tribunal rappelle combien l’école est un sanctuaire dans lequel la violence doit être écartée, nous en convenons tous ", dit Thierry Sagardoytho, l’avocat du père de famille. "A présent il faut éviter tout amalgame, toute comparaison scabreuse avec une affaire dans laquelle chacun a été légitimement bouleversé et indigné. Nous n’avions pas aujourd’hui face à nous un terroriste islamiste ".

C'est une enseignante de l'école Pierre et Marie Curie qui a été menacée par un parent d'élève vendredi 22 janvier à pau.
C'est une enseignante de l'école Pierre et Marie Curie qui a été menacée par un parent d'élève vendredi 22 janvier à pau. © FTV

Lors de l’audience, le jeune père de famille a tenu à s’excuser. Des excuses que la professeure des écoles avait demandées par l’intermédiaire de son avocate ainsi qu’un euro symbolique. Celle-ci était partie civile aux côtés de l’Education nationale.

Condamnation d'un père de famille qui avait menacé une enseignante

Selon nos confrères de France Bleu Béarn, le père de famille "voulait que l’école atteste que sa femme, avec laquelle il est en cours de séparation, a décidé seule d’enlever les enfants de l’école, parce qu’elle déménage. Il n’avait pas le droit de pénétrer dans l’établissement, il lui avait donc été demandé de partir. C’est à ce moment là qu’il se serait énervé. Et qu’il aurait proféré ces menaces de mort".

 

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