Rosie, une paloise au bout du monde !

« J’avais besoin de faire un break dans ma vie professionnelle, j’ai donc décidé de quitter mon emploi et de partir en Australie ». A 29 ans, Rosie a osé l'aventure, 18.000 français de 18 à 30 ans rejoignent chaque année le pays des kangourous, un visa vacances-travail en poche. 

Elle ne s'appelle pas Rosie, mais Roseline c'était "beaucoup trop compliqué à prononcer pour les australiens". A 29 ans la paloise Roseline, alias «Rosie», a élu domicile, au milieu des palmiers où les températures ne descendent jamais sous les 30 degrés. "J’aime les endroits chauds, les belles plages, voilà pourquoi j’ai choisi ce pays" confie-t-elle, radieuse. Une envie suffisante en tout cas pour troquer sans hésitation le poste d'assistante de notaire en France qu’elle occupait depuis un an pour un simple job de fille au pair. 

Après avoir passé ses six premiers mois à Melbourne, elle a posé son immense valise à l’extrême nord de l’Australie, à Darwin, sur les rives de la mer de Timor. Son travail, elle l’a trouvé sur internet. Quelques clics lui ont suffi pour dénicher cette famille chez qui elle se sent désormais comme chez elle.  Chaque jour, elle joue la grande soeur, elle veille sur Lenny, 3 ans, et sa petite soeur, Esme, huit mois, elle donne le bain, le repas, accompagne à l'école. 

"Avant d’arriver en Australie, je savais déjà où j’allais dormir, ce que j’allais faire, et combien j’allais gagner, ça facilite tout.  L’avantage lorsque tu es dans une famille, c’est que tu ne côtoies que des australiens ! J’ai d’ailleurs beaucoup progressé en anglais, au début j’étais complètement bloquée ! Tu découvres comment ils vivent, quelle est leur culture, et tu vois vite des différences avec le mode de vie français. Par exemple, ici, ils sont beaucoup plus relax et plus cool dans l’éducation de leurs enfants ".

En plus d’être nourrie et logée, Rosie gagne six dollars australiens de l’heure, soit 1200 dollars par mois (environ 800 euros). Un salaire qu’elle double grâce à un petit boulot quelques soirs par semaine. Avec ce petit pécule, elle a pu visiter d’autres contrées : Bali, le Sri Lanka et Hawaï, des pays qui l’ont toujours fait rêver.

Son unique regret est de voyager seule et l'éloignement parfois difficile à gérer : "Mes proches me manquent, le plus dur c’était à noël ! Je me suis retrouvée avec les amis d’une amie, et ça ne collait pas vraiment. Heureusement qu’il y a Internet, je communique beaucoup avec ma soeur avec qui j’ai une relation très fusionnelle".

Valable un an, son visa vacances-travail expire bientôt, à son grand regret. Elle se voit déjà partir au Canada pour continuer de perfectionner son anglais. Elle aimerait aussi revenir dans sa famille australienne d’ici un an ou deux, pour voir comment grandissent les enfants. En tout cas, elle ne regrette absolument pas d’avoir quitté son confortable emploi en France. Après cette expérience radicale elle envisage désormais de se reconvertir dans un domaine créatif ou manuel. Et lorsqu’on lui demande ce que ce voyage a changé chez elle, elle répond du tac au tac "j’étais déjà parfaite, qu’est-ce que tu veux changer ?" (rires).

Propos recueillis par Elsa ARNOULD

 

Le visa vacances-travail (Working Holidays Visa), comment ça marche ?
Le Working Holidays Visa est un visa temporaire, permettant aux jeunes français de visiter et de pouvoir travailler en Australie pendant un an. La procédure se fait exclusivement en ligne, sur le site officiel de l’immigration australienne (http://www.border.gov.au/Trav/Visa-1/417-)
Les conditions à remplir pour être éligible :
- Détenir un passeport en cours de validité
- Avoir entre 18 et 30 ans
- Être hors du territoire australien lors de la demande
- Disposer de ressources financières suffisantes (5000 $AU soit 3500€)
- Etre titulaire d'une assurance santé

Pour plus d’informations, le site de l’Ambassade de France en Australie https://au.ambafrance.org/Visa-Vacances-Travail-VVT