Sursis de 15 mois et remboursement de 340 000 euros requis contre l'ex-directrice de la polyclinique de Saint-Jean-de-Luz

L'ancienne directrice de la polyclinique et ancienne adjointe aux finances à la mairie de Saint-Jean-de-Luz est accusée d'avoir détourné 340 000 euros de l'établissement de santé. Des faits que Nicole Ithurria reconnaît. Le remboursement de la somme ainsi que 15 mois de prison avec sursis ont été requis à son encontre.

Elle est soupçonnée d'avoir détourné 340 000 euros. Nicole Ithurria, ancienne adjointe en charge des finances à la mairie de Saint-Jean-de-Luz, est accusée de malversations financières à la polyclinique Côte Basque Sud qu'elle a dirigée. Lors de son audience au tribunal de commerce de Bayonne, le 15 juin 2023, elle reconnaît avoir reversé des chèques destinés aux médecins sur son compte en banque. Lors du réquisitoire, 15 mois de prison avec sursis et le remboursement de l'ensemble des sommes détournés ont été demandés.

"C'était une sorte de course à l'échalote"

Celle qui a gravit tous les échelons de la polyclinique pendant 27 ans, est partie à la retraite en 2021. Ce n'est qu'après, lors d'une enquête interne, que la nouvelle direction a découvert des anomalies financières, alors que Nicole Ithurria était encore adjointe aux finances de la ville de Saint-Jean-de-Luz à ce moment-là. Après 10 mois d'investigation et la reconnaissance des faits, l'accusée comparaissait le 15 juin 2023 au tribunal de commerce de Bayonne pour abus de confiance, blanchiment et usage de faux.

Elle se dit vraiment "mal". Suivie par un psychologue, Nicole Ithurria explique avoir détourné des chèques de l'association des praticiens de la polyclinique de Saint-Jean-de-Luz destinés aux médecins. "J'avais un modèle de chèques, avoue-t-elle. Je faisais remplir les chèques de l'association à mon nom. Je l'ai fait en conscience." Au total, 22 chèques ont été encaissés par l'ancienne directrice de la polyclinique de Saint-Jean-de-Luz, 21 pour l'association et un pour la polyclinique Côte Basque Sud avec un total de 340 000 euros. 

"C'était une sorte de course à l'échalote. J'ai fait du pillage de l'association, je m'en rends compte", déclare Nicole Ithurria. Une course qu'elle dit avoir arrêté en 2019, 2 ans avant son départ. Elle nie cependant s'être servie de facture ou de patients fictifs.

Verdict attendu le 4 juillet 2023

S'ils sont tous deux constitués partis civils, la polyclinique, ainsi que l'association des praticiens, ne réclament pas les mêmes montants des sommes détournés. L'association des praticiens réclame 322 000 euros de remboursement pour les 21 chèques détournés tandis que la polyclinique réclame, elle, la totalité des 340 000 euros. Sollicités, les avocats n'ont pas souhaité s'exprimer. 

À l'issue de l'audience, 15 mois de prison avec sursis ainsi que le remboursement des sommes détournés ont été requis. Le verdict sera rendu le 4 juillet prochain.

Avec Alice Brousse

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