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Salon du cheval : avec le simulateur de monte, j'ai couru le prix de l'Arc de Triomphe

Test du simulateur réussi ! Sensations garanties. / © France 3
Test du simulateur réussi ! Sensations garanties. / © France 3

L'Ecole des courses hippiques forme près de 630 jeunes aux métiers des courses chaque année. Étape obligatoire du cursus : le simulateur de monte, un cheval mécanique ou électronique. 

Par Corinne Bian Rosa

Au premier coup d'oeil, il n'a l'air de rien. Vaguement un lien de parenté avec le cheval de bois du manège que j'avais chevauché enfant avec délectation.

Et les filles de l'accueil sont là pour vous rassurer : 

Ce n'est qu'un cheval mécanique, l'ancêtre des 20 simulateurs électroniques avec lesquels les 5 sites de l'Ecole  travaillent.
 

L'Ecole des courses hippiques forme aux courses de trot et de galop, et les simulateurs de monte reproduisent ces deux allures.
Le dernier-né peut être programmé avec différents profils de chevaux : celui qui tire pendant la course, celui qui part à droite si le poids du cavalier se porte de ce côté de sa monture, même la cravache est bardée de capteurs qui transmettent au cheval l'intensité et l'emplacement de l'impact du coup...

Sophie Pérouelle est chargée de gestion Ecole des Courses hippiques. "Ce système permet aux jeunes cavaliers d'apprendre les gestes adaptés à la course".  
 

Simulateur de course : comment ça marche ?


Allez, c'est le moment d'essayer ! Ma monture est au repos, ça me  rassure. Grosse erreur...
J'ai l'impression de monter sur un poney. Les étriers sont très très courts ! C'est normal, les jockeys de trot et de galop n'ont jamais les fesses dans la selle, ça ralentirait trop le cheval. Une fois les "pédales" enfilées, il faut tenir ! Je suis en suspension et mes quadriceps s'en rendent bien compte.

Sophie m'annonce que je vais courir le Prix de l'Arc de Triomphe, le championnat du monde des galopeurs. Ça tombe bien dis donc, je ne l'avais jamais fait !

Allez c'est parti pour 2400 mètres ! Sophie lance l'écran géant devant le simulateur. Je monte un bel alezan dont je ne vois que la crinière. Seuls mon corps et mes mains actionnent le simulateur.
 

Simulateur de course : le test grandeur nature



Il faut que je baisse mes épaules et que je pousse mon cheval avec mes rênes tenues très courtes sur l'encolure. Pour l'instant tout roule, je suis dans le peloton. Tous les espoirs me sont permis. C'est la mi-course et je commence à montrer des signes de fatigue. Je transpire et Sophie m'encourage.

Voilà enfin la dernière ligne droite. La foule est en délire. Je n'ai plus de souffle. Je suis distancée et je vois, impuissante, mes concurrents me distancer.

J'arrive bonne dernière mais Sophie me dit que beaucoup n'arrivent même pas à finir.

Quoi ? Qui a dit que monter à cheval n'était pas un sport ?

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