Vague de chaleur ou canicule, quelle différence ?

Publié le Mis à jour le
Écrit par Hélène Abalo .

La France va prendre un bon coup de chaud jusqu'à la fin de la semaine. L'alerte canicule a été déclenchée mardi 24 juillet 2018 en Île de France et dans le Nord. Mais quels sont les critères de cette alerte ? Pourquoi la Nouvelle-Aquitaine ne sera probablement pas concernée… cette fois-ci ?

Quelle chaleur ! C'est la canicule ! Certes, mercredi 25 et jeudi 26 juillet 2018, en Nouvelle-Aquitaine, le mercure va s'en donner à cœur joie. Pour autant, il ne devrait pas y avoir d'alerte météorologique car les critères qui la déclenchent ne seront pas réunis.

Il faut savoir que le plan national canicule dispose de trois niveaux :
  • le niveau de veille saisonnière, activé systématiquement entre le 1er juin et le 31 août partout en France pour assurer le suivi des indicateurs.
  • le niveau 2 est un niveau d'avertissement avec une veille renforcée.
  • le niveau 3 (orange) permet de prendre les mesures pour protéger la population.
  • le niveau 4 (rouge) est un niveau de crise.

La définition de la "canicule" est très précise. Elle repose sur les températures prévues le jour, la nuit, et sur la durée du phénomène.
 

Comment ça marche ?

Des indicateurs biométéorologiques sont fixés pour chaque département. Dans la cadre du SACS (Système D’alerte Canicule Et Santé), sont déterminés des seuils minimaux (IBMn) et des maximaux (IBMx). Si ces seuils risquent d'être atteints ou dépassés pendant 3 jours d'affilée, l'alerte (niveau 3) peut être déclenchée. Cette alerte permet de mobiliser si nécessaire des moyens de prévention et des dispositifs sanitaires précis.

Ces indicateurs et les seuils ont été calculés pour la première fois en 2004 dans le premier plan canicule mis en place après la surmortalité de l'été 2003. Ce sont 14 villes pilotes qui ont été retenues pour les calculs. Bordeaux, Dijon, Grenoble, Le  Havre, Lille, Limoges, Lyon, Marseille,  Nantes,  Nice,  Paris,  Strasbourg,  Toulouse  et  Tours.

Dans chacune de ces villes, les températures minimales et maximales du 1er juin au  31 août entre 1973 et 2003 ont été passées au crible. Ce qui a permis de dégager des moyennes.  Pour définir les seuils à risque, ces données ont été croisées avec la mortalité et la surmortalité estivale sur cette même période. C'est ainsi qu'on a pu s'apercevoir que la population du sud, plus habituée aux fortes chaleurs, résistaient à des températures plus élevées que les gens du nord du pays. Les IBMn Et IBMx ne sont donc pas les mêmes qu'on habite en Nouvelle-Aquitaine ou dans les Hauts-de-France.
 

Quels sont les IBM en Nouvelle-Aquitaine ?

A l'intérieur même de la grande région, les indicateurs ne sont pas les mêmes que l'on soit à l'intérieur des terres, en façade maritime ou en altitude.

Indicateurs biométéorologiques max (jour
 

Ainsi, l'alerte canicule ne sera déclenchée dans les départements si ces seuils sont atteints et perdurent trois jours :
  • Charente : 36° le jour, 20° la nuit
  • Charente-Maritime : 35° le jour, 20° la nuit
  • Corrèze : 36° le jour, 19° la nuit
  • Creuse : 34° le jour, 20° la nuit
  • Dordogne : 36° le jour, 20° la nuit
  • Gironde : 35° le jour, 21° la nuit
  • Landes : 35° le jour, 20° la nuit
  • Lot-et-Garonne : 36° le jour, 20° la nuit
  • Pyrénées-Atlantiques : 34° le jour, 20° la nuit
  • Deux-Sèvres : 35° le jour, 20° la nuit
  • Vienne : 35° le jour, 19° la nuit
  • Haute-Vienne : 34° le jour, 20° la nuit

Indicateurs biométéorologiques min (nuit) 

Et alors, pour cette fois-ci ?

Les températures diurnes pourraient atteindre 36° dans certains endroits jeudi 26 juillet et ne redescendre qu'à 20° dans la nuit, cependant, ce phénomène ne se prolongera pas vendredi. Le critère des trois jours ne sera donc pas rempli. Néanmoins, Météo-France pourra ajuster ces prévisions.
 

Canicule ou pas, alerte ou pas, protégez-vous !

En cas de forte chaleur, n'oubliez pas de vous hydrater, de manger en quantité suffisante, de maintenir votre habitat au frais, d'éviter l'alcool et les efforts physiques. Plus de conseils sur le site du ministère de la santé. 








 
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