Fonderies Fonte à Ingrandes : trois question à Éric Bailly, ancien délégué CGT de l'entreprise

Éric Bailly, actuellement maire de Pleumartin et ancien responsable CGT des Fonderies du Poitou affirme qu'un groupe industriel asiatique s'intéresserait à la Fonderie fonte.

Éric Bailly, ancien délégué CGT
Éric Bailly, ancien délégué CGT © Alexandre Keirle - France Télévisions

Éric Bailly, le maire de Pleumartin et ancien salarié et délégué syndical CGT des Fonderies du Poitou affirme qu'un groupe industriel asiatique, peut-être chinois s'intéresserait aux Fonderies fonte qui doivent fermer à la fin du mois de juin. Nous lui avons posé trois questions pour en savoir plus.

France 3 : de quoi s'agit-il ?

Éric Bailly : quand des entreprises sont menacées de fermeture, ce qui est le cas de la Fonderie fonte qui doit fermer en juin, il existe un marché des entreprises que les industriels du monde entier peuvent consulter. Ils peuvent savoir de quelle activité il s'agit, et connaître la situation exacte de l'entreprise. Cela a visiblement été le cas, un groupe industriel asiatique aurait cherché à connaître la situation de le Fonderie fonte et si elle pouvait être intéressante. Un signalement sur la data room a été fait. Ce signalement sur ce groupe sécurisé permet d'accéder aux chiffres et à tous les éléments économiques et financiers de l'entreprise.

France 3 : de qui s'agit-il ? 

Éric Bailly : On ne sait pas de quel groupe ou de quelle entreprise il s'agit. Ce que l'on sait, c'est que le groupe ou l'entreprise est Asiatique et travaille dans le même secteur industriel que la Fonderie fonte, avec en plus des activités diversifiées. Pour l'instant, aucune offre n'a été faite. Mais d'après mes réseaux au sein des Fonderies où j'ai travaillé et milité pendant plus de 35 ans, une délégation pourrait effectuer une visite dans les prochains jours. Est-ce-que cela débouchera sur une offre, je ne sais pas.

France 3 : s'agit-il d'une piste sérieuse ?

Éric Bailly : Pour l'instant, c'est impossible de le dire, mais étant donné la situation de la Fonderie fonte, toute piste est bonne à suivre. Il y a 292 salariés qui vont se retrouver sans emploi en juin plus les emplois induits, donc ce serait toujours mieux que rien du tout. Si ce groupe dépose une offre officielle il y aura le nombre d'emplois préservés, ça mérite d'y porter intérêt.

Joint au téléphone Alain Delaveau, délégué syndical CGT de la Fonderie fonte, confirme qu'un groupe est en effet intéressé qu'il n'est ni Européen, ni Américain du sud ou du nord. Et que la recherche des repreneurs s'inscrit dans le cadre de la loi Florange du 29 mars 2014 qui oblige à rechercher un repreneur à long terme en cas de fermeture d'une entreprise.

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