Fonderies Fonte d'Ingrandes-sur-Vienne : vers la liquidation judiciaire et la suppression de 290 emplois

Il y a quelques semaines, les Fonderies du Poitou, site industriel d'Ingrandes-sur-Vienne près de Châtellerault, étaient placée en redressement judiciaire, après des années de difficultés. Faute d'offre de reprise, le secteur Fonte devrait être placé en liquidation judiciaire début juillet.

Les 290 employés des Fonderies du Poitou-Fontes, sous-traitant automobile implanté à Ingrandes-sur-Vienne à côté de Châtellerault, ont appris la nouvelle ce jeudi 17 juin en début d'après-midi, lors d'une assemblée générale, après un CSE dans la matinée. 

Au terme d'une procédure de redressement judiciaire, entamée il y a plusieurs mois, aucune offre de reprise n'a été déposée auprès de la direction. 

Seules deux lettres d'intention avaient été transmises, mais les repreneurs potentiels n'ont pas poursuivi leur démarche, et la date butoir était fixée au mardi 15 juin. 

Selon Alain Delaveau, délégué CGT de l'entreprise, l'entreprise va donc être liquidée prochainement, début juillet, par le tribunal de commerce. "Il nous reste du travail jusqu'à fin juillet pour Renault", précise-t-il. Le site Fonte pourrait donc fermer ses portes dès cet été. 

Ensuite, il s'agira pour les salariés, dont au moins un tiers sont âgés de plus de 55 ans, d'obtenir le meilleur accompagnement pour leur licenciement. 

Cet après-midi, après l'annonce aux salariés, le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon est attendu sur le site. 

L'autre partie du site, les Fonderies du Poitou - Alu, est également en difficulté et placée en redressement judiciaire. Elle compte 280 salariés. 

En mai dernier, la société société Alvance, propriété du magnat indo-britannique de l'acier Sanjeev Gupta, avait obtenu un prêt de l'Etat français de 10 millions d'euros pour éviter la liquidation de ses trois fonderies, dont 3,3 millions pour la partie Fonte.

Mise à jour le 7 juillet

Faute de repreneur, le tribunal de commerce de Paris acte la liquidation judiciaire. L'entreprise fermera le 31 juillet et les 290 salariés vont perdre leur emploi.