• ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SOCIÉTÉ
  • FAITS DIVERS
  • SPORT
  • CULTURE

Agression homophobe à Poitiers : deux militants d'AIDES molestés lors d'une campagne de prévention

Un militant de l'association AIDES, dans les rues de Bordeaux (image d'illustration). / © Aquitaine Photos /MAXPPP
Un militant de l'association AIDES, dans les rues de Bordeaux (image d'illustration). / © Aquitaine Photos /MAXPPP

Deux militants de l'association AIDES ont été agressés à Poitiers alors qu'ils menaient une campagne de prévention sur un stand boulevard Chasseigne, samedi 21 avril. L'association, qui lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, a déposé plainte.

Par Valentin Pasquier

Les insultes ne laissent guère de doute sur les motivations homophobes des individus. Des injures comme "Sale pédé, on va te faire la peau" ou encore "baisse les yeux j’aime pas la façon dont tu me regardes!" ont fusé à l'encontre des deux militants de l'association AIDES, samedi 21 avril à Poitiers alors qu'ils tenaient un stand de prévention sur le boulevard Chasseigne, en bord de Clain.

L'agression s'est produite alors que les deux militants de la branche poitevine de l'association, engagée dans la lutte contre des maladies sexuellement transmissibles, démontaient leur stand en fin de journée. Les deux victimes ont alors été rouées de coups par deux individus, ont été insultées puis on subi une tentative de racket. Suite à leur agression, les deux militants "sont choqués mais en bonne santé", indique AIDES.

Un acte d'une "affligeante banalité"

Les auteurs des coups cherchaient visiblement à chasser les militants de leur lieu d'action. Le stand d'AIDES s'était placé boulevard Chasseigne, endroit réputé pour les rencontres entre hommes homosexuels, afin de mener une campagne de prévention vers cette population particulièrement vulnérable au VIH (virus responsable du Sida).

L'association a aussitôt déposé plainte. Par la voix de leur porte-parole de Poitiers, elle condamne un acte d'une "affligeante banalité". "Cette homophobie assumée, encore en vigueur dans une partie non négligeable de la société, pousse des milliers de gays, lesbiennes, bi ou trans à la clandestinité, brise leur confiance en eux et nuit à leur capacité à prendre soin de leur santé," estime Angelo De Jesus Lucas. AIDES engage toute personne victime de faits similaires à déposer plainte, "afin que la peur change de camp".

Sur le même sujet

Center Parcs en Lot-et-Garonne : des opposants au chantier veulent créer une ZAD

Les + Lus