Burkina-Faso : après l’attaque à Ouagadougou, le président de la Vienne exprime son émotion

© Ahmed OUOBA / AFP
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Ce vendredi 2 mars, une trentaine de personnes ont été tuées à Ouagadougou dans l'attaque de plusieurs groupes d'hommes armés. Le Burkina-Faso entretient des liens étroits avec le Poitou-Charentes.

Par RD avec AFP

Dans un communiqué publié ce vendredi 2 mars, Bruno Belin, le président de la Vienne, a condamné "avec la plus grande fermeté" les attaques qui ont frappé le Burkino-Faso aujourd’hui. "Je tiens à exprimer toute ma solidarité avec la communauté française sur place comme avec les autorités burkinabés", écrit Bruno Belin.

Lui qui est aussi le président du groupe-pays Burkino-Faso de Cités Unies France adresse ses condoléances "aux familles des victimes de cet acte barbare".



Bruno Belin se rendra du 24 au 26 avril prochain au Burkina-Faso, "fidèle aux relations fortes entre la Vienne" et ce pays d’Afrique.

Les liens sont en effet étroits entre le Poitou et le Burkina-Faso. En avril dernier, c’était Alain Francis Gustave Ilboudo, ambassadeur du Burkina Faso en France, qui était présent à Poitiers.  La ville de Loudun est quant à elle jumelée à Ouagadougou depuis 1967. De même, plusieurs villes de la Vienne sont jumelées avec des villes du Burkina-Faso, comme Chauvigny avec Banfora, Châtellerault avec Kaya, ou encore Couhé avec Gogo.


Bruno Belin, président de la Vienne, exprime son soutien au Burkina-Faso après l'attaque du 2 mars.


Une trentaine de personnes tuées


Une trentaine de personnes ont été tuées vendredi dans une attaque menée contre l'état-major des forces armées du Burkina Faso à Ouagadougou,
où l'ambassade de France et l'institut français ont également été visés.

Les attaques par plusieurs groupes d'hommes armés ont débuté dans la matinée et ont visé plusieurs endroits du centre de la capitale burkinabè, dont l'ambassade de France, l'Institut français et l'état-major des forces armées.

Au moins 28 personnes ont été tuées dans l'attaque contre l'état-major, selon plusieurs sources sécuritaires interrogées par l'AFP. Il y a également au moins 85 blessés, selon des sources des services de santé de Ouagadougou.

Aucun ressortissant français n'a été tué ou blessé dans l'attaque contre l'ambassade de France, a-t-on appris de source diplomatique française.

Le Service d'information du gouvernement burkinabè a parlé dans un communiqué "d'attaque terroriste perpétrée (...) par des hommes lourdement armés non identifiés".



Jean-Michel Clément diffère un voyage

Jean-Michel Clément, député LREM du Sud Vienne, également président du Groupe d'amitié France Burkina-Faso à l'Assemblée nationale, devait se rendre au Burkina-Faso ce dimanche, avec les ONG UNICEF et Action contre la faim. Les attaques de vendredi l'ont contraint a repoussé ce déplacement. "A cet instant mes pensées vont à nos compatriotes de l’Ambassade, de l’Institut français et aux forces armées présentes, ainsi qu’au peuple burkinabé qui doit faire face à une nouvelle tentative de déstabilisation de sa démocratie", a déclaré le député dans un communiqué. 

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