Centrale de Civaux : les agents de sécurité en grève depuis quinze jours

Les agents du service de sécurité de la centrale de Civaux (86) filtré ce jeudi matin l'entrée de l'usine. / © Robin Droulez / FTV
Les agents du service de sécurité de la centrale de Civaux (86) filtré ce jeudi matin l'entrée de l'usine. / © Robin Droulez / FTV

Depuis deux semaines, les agents du service de sécurité de la centrale de Civaux (86) sont en grève. Ils demandent plus de moyens pour assurer la sécurité des installations. Ce jeudi matin, ils ont filtré l'entrée de l'usine.

Par Yleanna Robert

Depuis deux semaines, les agents de sécurité de la centrale de Civaux (86) sont mobilisés pour demander plus de moyens. En deux ans, la surveillance des sites nucléaires a été renforcée. Les salariés ont dû suivre des formations complémentaires et doivent réaliser plus de tâches. Mais cette situation ne leur convient pas du tout. 

"Cela fait déjà deux ans qu'on fait remonter des revendications mais la direction d'EDF ne veut rien savoir, affirme Sébastien Roumet, agent de surveillance et de maintenance et délégué du personnel CGT. Pour les faire réagir, on est parti sur un mouvement national."

Au total, 16 des 19 sites nucléaires en France sont concernés par ce mouvement. Et à Civaux, 90% des salariés ont pris part à la mobilisation. "La centrale nucléaire est plus impactée aujourd'hui par les risques d'attentats qu'avant donc on a besoin de plus de renforts au niveau des effectifs et du matériel", explique Morgan Faitfeu, technicien de maintenance et membre du service de protection du site.

Les agents de sécurité de la centrale de Civaux (86) filtre l'entrée des salariés
Un reportage de Laurence Couvrand, Robin Droulez et Josiane Etienne avec les interviews de Morgan Faitfeu, technicien de maintenance, service de protection du site ; Sébastien Roumet, agent de surveillance et maintenance, délégué du personnel CGT et Mickaël Gevrey, directeur de la centrale nucléaire.

En attendant des mesures concrètes de la direction, les grévistes assurent un service minimum pour garantir la sécurité des lieux. Mickaël Grevrey, directeur de la centrale, précise quant à lui : "Nous avons déjà fait des propositions mais qui ne semblent pas donner satisfaction. Nous allons continuer à en chercher pour essayer d'en trouver qui correspondent aux attentes de l'ensemble des parties."

Les négociations, qui devaient avoir lieu le 28 mars, ont été avancées d'un mois.

 

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