CHU de Poitiers : "C’est indécent d’autoriser ce genre de soirée alors qu’on se bat contre la Covid-19"

Une soirée organisée dans le Hall de l’Agora du CHU de Poitiers jeudi 24 septembre suscite l’indignation de la CGT.

Image de la soirée au CHU de Poitiers qui suscite la polémique.
Image de la soirée au CHU de Poitiers qui suscite la polémique. © DR
Jeudi 24 septembre, l'Union des Ingénieurs Hospitaliers en Restauration a privatisé le hall de l’Agora du CHU de Poitiers. Une soirée qui fait grincer des dents du côté de la CGT.

On trouve ça indécent par rapport au personnel de l’hôpital ! C’est même une provocation. C’est inconcevable d’organiser des réceptions comme cela, à la vue de tous alors que l’on manque de moyens et que l’on se bat actuellement contre la Covid-19. Ce ne sont pas les agents qui ont mangé et dansé lors de cette soirée. Aujourd’hui, tout le monde est blasé par les extravagances de la direction. 

Nicolas Boué, secrétaire de la communication de la CGT

"L'hôpital devrait montrer l'exemple"

Le syndicat explique que les tables étaient dressées avec une centaine de couverts. Selon les informations de nos confrères de France Bleu Poitou, il n’y aurait finalement eu que 73 participants.

Alors que l’on demande aux Français de limiter les rassemblements, l’hôpital devrait montrer l’exemple. Surtout que la pandémie n’est pas terminée. Aujourd’hui, les chiffres remontent et organiser cette soirée est tout simplement déplacé. Le CHU aurait dû l’interdire.

Nicolas Boué, secrétaire de la communication de la CGT


Contactée, la direction n'a pas souhaité s’exprimer à ce sujet. Elle indique cependant que le CHU n'a pas organisé l’événement. Seuls les locaux ont été privatisés par l'Union des ingénieurs hospitaliers en restauration, qui s'est chargée de prévenir la préfecture de la Vienne.

De son côté, la préfecture nous a indiqué qu’aucune déclaration d’événement n’avait été faite auprès de ses services et que cela n’était pas nécessaire pour ce type de soirée. En effet, il s’agit d’un événement privé dans un lieu accueillant du public et dans ce cas, aucune autorisation n’est nécessaire. De plus, la préfecture précise que les règles qui s’appliquent aujourd’hui (jauge limitée à 30 personnes lors des événements organisés dans les établissements recevant du public), ne sont pas celles qui s’appliquaient la semaine dernière.
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