Incendie mortel à Poitiers: l'homme soupçonné d'avoir mis le feu a été mis en examen et incarcéré

Le sexagenaire placé en garde à vue après l'incendie d'un immeuble d'habitation samedi, avenue de Nantes à Poitiers, ayant fait un mort, et 14 blessés, dont un grave, a reconnu avoir allumé l'incendie, a indiqué le parquet de Poitiers. Il a été mis en examen et incarcéré ce lundi.

Actualisé à 16h
Le sexagénaire qui a reconnu avoir allumé l'incendie a été mis en examen par un juge d'instruction ce lundi. A la demande du parquet, il a été incarcéré à la prison de Vivonne dans la Vienne en raison du risque de troubles à l'ordre public et au vu de son état de récidive. 

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Le suspect, un homme de 61 ans, a reconnu les faits dans le cadre de l'enquête ouverte pour "incendie volontaire ayant entraîné la mort, en récidive". 
Le sexagénaire est un locataire de l'immeuble habitant au rez-de-chaussée d'où est parti le feu, selon le parquet de Poitiers. L'incendie s'est vite propagé aux autres étages de l'immeuble.


Déjà condamné en 2013 et 2016

Il avait été placé en garde à vue après son passage aux urgences "en état d'alcoolémie". Cet homme avait été condamné à deux reprises, en 2013 et en 2016, pour des faits similaires, qui lui avaient valu trois ans de prison dont deux ferme.

"La personne habite là depuis trois mois, elle est sous tutelle, j'avais plutôt confiance", avait déclaré à la presse une copropriétaire de l'immeuble, Agnès Ramé.


Selon le maire de Poitiers, Alain Claeys, le suspect avait dit devant témoin qu'il allait "mettre le feu" à l'immeuble.
La femme décédée dans l'incendie du bâtiment, où résidaient une vingtaine de personnes, était âgée de 50 ans. Les pompiers, alertés vers 5H00, ont eu des difficultés à retrouver cette personne, portée dans un premier temps disparue, en raison d'un risque d'effondrement de cet immeuble de deux étages datant de 1816.

L'état de santé de la femme évacuée de l'immeuble et transféré en caisson hyperbare à Angers, s'est amélioré. Quant aux personnes légèrement intoxiquées après inhalation des fumées, elles ont été relogées dans une auberge de jeunesse. 
L'enquête, ouverte pour "incendie volontaire ayant entraîné la mort", a été confiée à la sûreté départementale de la Vienne