Jean-Michel Roche, "monument" du Stade Poitevin est décédé

A 66 ans, Jean-Michel Roche, un des grands noms du volley poitevin, est mort à Madagascar.

Jean-Michel Roche (à gauche), en 2003, lors d'un match Ajaccio (qu'il entraînait) contre Poitiers.
Jean-Michel Roche (à gauche), en 2003, lors d'un match Ajaccio (qu'il entraînait) contre Poitiers. © PHOTOPQR/NICE MATIN

L'information a été confirmée par Claude Berrard. Le président du club de volley de Poitiers a salué un "monument du club et surtout de ses débuts", "un grand entraîneur qui avait une idée toutes les minutes et qui savait diriger les hommes".

Jean-Michel Roche a en effet participé à écrire l'histoire du club de volley de la préfecture de la Vienne. Entraîneur-joueur de 1986 à 1990, entraîneur principal de 1994 à 1998 et manager de 1998 à 2000, il a occupé presque tous les postes au sein du club. Il était donc aux manettes lors des deux exploits en 1996 et 1999 lorsque la ville remporta respectivement la coupe de France puis le championnat de France. 

Jean-Michel Roche (à droite) a participé aux deux exploits du Stade Poitevin, en 1966 et 1999.
Jean-Michel Roche (à droite) a participé aux deux exploits du Stade Poitevin, en 1966 et 1999. © Page Facebook du Stade Poitevin / DR

Deux joueurs, Laurent Bigot et Laurent Chambertin, qui l'ont cotoyé durant sa carrière, décrivent un homme "au fort caractère, meneur d'hommes et charismatique". "J'ai une histoire particulière avec lui avec des moments extraordinaires et des moments d'incompréhension", explique Laurent Chambertin qui souligne sa "capacité à convaincre". "Il valait mieux suivre que contester ses décisions", ajoute Laurent Bigot. Les deux volleyeurs gardent notamment en mémoire le titre de 1999 avec Poitiers, année lors de laquelle il régnait une "effervescence particulière" dans la ville et dans le club alors dirigé par Jean-Michel Roche. "Il a structuré le club", juge Laurent Bigot.

Après ses expériences poitevines, Jean-Michel Roche, sélectionneur de l'équipe de France de 1994 à 1995, entraîna le Goëlo, Ajaccio, Saint-Quentin, Nantes et Nice, son dernier club français en 2008. Il s'envola ensuite prendre les reines des Seychelles, celles d'un club au Qatar et enfin les féminines du VC Tirol en Autriche jusqu'en 2017. Il vivait depuis à Madagascar. 

"Ces dernières années, il n'avait plus de liens avec le club", conclut Claude Berrard.

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