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L'entreprise Plaxtil transforme les déchets en matières industrialisables, recyclables et écologiques

Créée en 2019, à Châtellerault, l’entreprise s’était fait remarquer en pleine crise sanitaire, après avoir lancé l’opération de recyclage des masques chirurgicaux. Engagée pour un monde plus écologique et plus solidaire, elle apporte une solution concrète aux problèmes des déchets textiles en fin de vie.

100 millions de tonnes de déchets

Chaque année, près de 100 millions de tonnes de vêtements sont jetés dans le monde. 73% des vêtements usagés finissent brûlés ou en décharge.

Quatre milliards de tonnes d’équivalent CO2 par an, tel est le bilan carbone de l’industrie textile dans le monde.

Elle serait la deuxième industrie la plus polluante au monde après celle du pétrole. Selon l’ADEME, elle représente 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. 

Quelles solutions avez-vous imaginées pour transformer les déchets textiles en fin de vie ?

 PLAXTIL est une start-up industrielle qui propose une solution circulaire de régénération des déchets textiles (vêtements, tissus, masques, EPI jetables…) en polymère hybride, innovant et recyclable qui remplace le plastique vierge dans l'industrie de la plasturgie. Notre solution est brevetée. Concrètement, nous broyons les déchets textiles puis nous les transformons en petites billes de matière qui pourront être injectées dans des presses pour faire toutes sortes d'objets. Notre démarche étant circulaire, les objets finis sont la preuve du recyclage effectif et de la régénération de la matière. Bien entendu, notre matière est elle-même recyclable, ce qui permet d'envisager plus de 10 vies pour des déchets considérés auparavant comme ultimes. 

Quels types d’objets pouvez-vous créer à partir des déchets textiles ?

Nous pouvons créer tout type d'objets. Pendant le COVID, nous recyclions les masques usagés récupérés dans des villes et nous les transformions en kits de géométrie (règle, équerre, rapporteur) qui étaient ensuite distribués aux écoliers de ces mêmes villes. Nous réalisons également des cintres pour les professionnels du textile, mettant ainsi en avant la réutilisation de leurs déchets textiles. Nous avons créé tout un catalogue d'objets "preuve" : support et coque de téléphone, cendrier de plage, pot à crayon, boite à bec, porte photo, magnet, … Nous avons aussi développé un ensemble de partenariats industriels qui nous permet aujourd'hui de proposer de très nombreux objets du quotidien en matière PLAXTIL : palettes, seaux, contenants divers, outils de jardinage, composteurs, cintres, plateaux, ... 

Vos ambitions pour 2024 ?

Notre ambition est de nous développer industriellement en créant des unités agiles de recyclage, proche des gisements de déchets. Nous prévoyons d'installer 3 unités en région Nouvelle Aquitaine d'ici à 2027. Chaque unité comprend aussi une filiale d'insertion ESSAIMONS qui travaille en lien direct avec l'unité PLAXTIL. Au total, chaque unité représente entre 20 et 25 emplois dont une dizaine en insertion. Notre objectif est de produire 5000 Tonnes de matière PLAXTIL par an à l'horizon 2027. Ces 5000 T se substitueront à 5000 T de matière plastique vierge. À terme, la substitution régulière du plastique vierge par des matières issues de déchets nous semble cohérente avec les engagements des professionnels et des pouvoirs publics. En parallèle, nous visons un développement à l'international rapide en nous appuyant sur notre modèle industriel duplicable, sachant que nous adressons une problématique universelle, avec plus de 100 Millions de Tonnes de déchets textiles par an dans le monde.

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