La médecine d'urgence de demain s'écrit au Palais des Congrès du Futuroscope, près de Poitiers

Publié le
Écrit par A. Morel, L. Velay, P. Ritaine
durée de la vidéo : 01min 51
A quoi va ressembler la médecine d'urgence du futur ? Reportage d'Antoine Morel et de Laurine Velay ©France télévisions

Au Palais des Congrès du Futuroscope (près de Poitiers), un séminaire autour de la médecine d’urgence de demain explore jusqu'à ce vendredi les manières d’améliorer le système de santé grâce au numérique.

Bienvenue en 2050. Organisé par le Société Francophone de Médecine, le séminaire au Palais des Congrès du Futuroscope (près de Poitiers) proposait une réflexion autour de la médecine d’urgence à travers des conférences et des ateliers originaux faisant appel au numérique. Parmi eux, une session sur l’innovation au service de la pédagogie. Des infirmiers et médecins ont fait une démonstration pour le moins étonnante : utiliser des mannequins-robots plus vrais que nature pour s'entraîner à des opérations en urgence.

Un mannequin plus vrai que nature

Démonstration. Le mannequin-robot joue le rôle d’un patient victime de l’effet de souffle d’une explosion. Il émet des bruitages voire vomit, tout comme comme un véritable humain. Grâce au simulateur d’échographie, le médecin urgentiste décèle une rate éclatée. Le formateur et médecin urgentiste à Poitiers, Bertrand Drugeon, est aux manettes. Il fait réagir le robot en fonction des soins délivrés. 

Ce sont des patients qui sont graves, qu’on voit assez rarement heureusement. Il faut maintenir nos compétences et s'entraîner.

Pierre-Alexis Bourry, Médecin urgentiste à Niort

Le mannequin utilisé est un bijou de technologie. Il coûte près de 100.000 euros et renferme des dizaines de capteurs. Il a été développé pour permettre l’apprentissage des procédures médicales complexes.

On préfère apprendre sur un mannequin, sachant qu’il n’y a aucun risque. On peut faire toutes les erreurs qu’on veut et être complètement opérationnel sur un vrai patient.

Bertrand Drugeon, médecin urgentiste à Poitiers

Toutefois, l'entraînement au bloc opératoire se fait toujours sur le corps d’un donneur. Dans ces cas-là, le corps est branché à une machine capable de réinjecter du faux sang dans son organisme pour plus de réalisme.

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