Les salariés des Fonderies du Poitou ont manifesté devant l'usine Renault du Mans, dans la Sarthe

Une délégation de salariés des Fonderies du Poitou s'est rendue devant l'usine Renault du Mans ce jeudi matin. Ils ont rejoint d'autres collègues des fonderies françaises qui dénoncent l'abandon de leurs entreprises par le groupe Renault.

Près de 4OO salariés des fonderies françaises devant l'usine Renault du Mans
Près de 4OO salariés des fonderies françaises devant l'usine Renault du Mans © Isabel Hirsch, France Télévisions

Ils sont partis en bus tôt ce matin. Environ 80 salariés des Fonderies du Poitou ont rejoint la manifestation des fonderies françaises devant l'usine Renault du Mans. Les salariés des différentes fonderies dénoncent ce qu'ils qualifient d'abandon des fonderies par le constructeur automobile.

8O salariés des Fonderies en route pour Le Mans
8O salariés des Fonderies en route pour Le Mans © Stéphane Bourin, France Télévisions

 

On sait que les Fonderies du Poitou sont dépendantes à 100% de Renault, et aujourd'hui on constate que Renault nous laisse tomber. Il n'a a aucune avancée depuis la mise en redressement judiciaire dans les discussions avec Renault.

Jean-Philippe Juin, délégué CGT Fonderies du Poitou Aluminium

Devant l'usine Renault du Mans, les syndicalistes et les salariés de la Vienne, de Bretagne ou bien encore du Jura ont pris la parole. Ils réclament à Renault la relocalisation d'une partie de la production des véhicules vendus en France pour permettre aux salariés français des Fonderies de conserver leur emploi.

Manifestation devant l'usine Renault du Mans.
Manifestation devant l'usine Renault du Mans. © Stéphane Bourin, France Télévisions

Á Ingrandes le temps presse pour une éventuelle reprise

Depuis l'annonce, le 20 avril de la mise en redressement judiciaire des deux parties, fonte et alu, les 600 salariés des Fonderies attendent qu'un repreneur se manifeste. Et le temps presse. L'État a accordé un prêt exceptionnel de près de 7 millions  d'euros à l'entreprise pour faire face pendant la période de redressement. Mais selon la CGT, cet argent ne permettra pas de tenir indéfiniment dans l'attente d'une éventuelle reprise.

 

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