Nicolas Petitjean avale la Gartempe en stand up paddle entre la Creuse et la Vienne

Le 9 juillet 2021, un animateur socio-culturel de Poitiers a débuté la descente de la Gartempe en stand up paddle. Sur 200 km, son périple lui fait traverser les départements de la Creuse, Haute-Vienne et Vienne.

L’histoire que nous allons vous raconter démontre qu’il est possible de vivre une très belle aventure tout près de chez soi. Nicolas Petitjean a 38 ans. Il s’est toujours dit que s’il achetait un jour une maison, elle se situerait forcément sur les bords de la Gartempe. C’est très exactement ce qu’il a fait.  Car cette rivière lui rappelle son enfance. Ses parents habitent sur la commune de Jouhet (86) et son père l’emmenait régulièrement pêcher. La maison familiale se situe à 15 mètres du petit cours d’eau qui prend sa source dans le département de la Creuse.

 

L’aventure

Celui qui travaille aujourd’hui au centre socio-culturel du quartier des 3 cités à Poitiers, connait bien la Gartempe dans sa partie viennoise, mais ne s’était jamais aventuré plus en amont.

Il a donc décidé de l’avaler en stand-up paddle lors de l’été 2021. En compagnie d’un ami kayakiste brevet d’état, il a reconnu la rivière il y a quelques mois. Le périple de Nicolas Petitjean et Alexis Fremondeau a débuté le 9 juillet et doit se terminer aux alentours du vendredi 16.

Ces deux écolos en herbe ont en outre décidé de répertorier toutes les éventuelles pollutions qu’ils pourront croiser.

En Creuse

Nicolas et Alexis sont partis du village de Gartempe, à 15 km de la source. Plus en amont, la rivière n’est en effet pas navigable. La première journée du raid a été très éprouvante. De nombreux troncs d’arbre leur ont barré le chemin. A chaque fois, il a fallu passer par-dessus. Ce qui n’est pas facile avec un kayak chargé de toiles de tente et de boîtes de conserve.

En début de soirée, ils ont croisé un habitant de la commune. Il leurs a permis de camper sur son terrain, très enthousiasmé par leur projet.

 

Beaucoup de courant

Les deux aventuriers ont par la suite rencontré quelques rapides. La planche de Nicolas est rigide et cassable. Impossible dans ces conditions, d’aller taper sur les rochers. Il a passé les endroits délicats à genou sans trop de bobo malgré quelques baignades involontaires.

 

Ce qui m’a marqué, c’est la propreté de cette rivière. On n’a pas vu plus de 15 bouteilles en plastique et aucune décharge.

Nicolas Petitjean, avaleur de Gartempe

 

Nicolas et Alexis ont aussi été surpris par le côté sauvage de la Gartempe dans sa partie limousine. Ils n’ont traversé aucune ville avant Bessines et Chateauponsac : « Les gros rochers et les rapides sont magnifiques. Quelques vaches ont suivi nos embarcations en courant au bord de l’eau. C’était très chouette, un peu comme dans les films de Tim Burton ».

Les deux aventuriers ont été surpris du peu d’aménagements pour permettre aux kayakistes de passer sur les quelques barrages hydroélectriques qu’ils ont croisé.

 

Roc d’enfer

A l’arrivée à Lathus St Rémy, Alexis Fremondeau a arrêté l'aventure comme c'était prévu. Sur la base de loisir qui jouxte la rivière, les animateurs ont fortement déconseillé à Nicolas de passer le rapide du Roc d’enfer en paddle. Il aurait sans nul doute cassé sa planche et arrêté là son aventure.

22 kilomètres plus loin, Nicolas est arrivé dans son petit village de Jouhet, qu’il a surnommé « la capitale de la Gartempe ». Un coup de chance, car merdredi 13 juillet, la pluie n'a pas cessé de tomber et il a pu dormir au sec.

Ce mercredi 14 juillet, les pluies incessantes de la nuit ont rendu la Gartempe innavigable. En fonction de la décrue, Nicolas reprendra sa route, ou plutôt sa rivière jeudi ou vendredi.  Il lui reste 40 km à parcourir jusqu’à la Roche Posay en compagnie de Mad Laine, sa mascotte qui apprécie elle aussi beaucoup le voyage. Vous pouvez suivre la fin de l'aventure "l"avaler de la Gartempe" sur les réseaux sociaux.