À Poitiers, l'Atelier de Marie a délaissé temporairement les robes de mariées pour les masques de protection

En cette période de l'année, l'Atelier de Marie devrait bruisser d'activité et fabriquer des robes de mariées pour toutes celles qui devaient dire "OUI" en mai ou en juin. Mais avec le confinement, les mariages ont été reportés. Alors l'Atelier fabrique des masques en attendant des jours meilleurs.

L'Atelier de Marie fabrique des masques après les robes de mariées
L'Atelier de Marie fabrique des masques après les robes de mariées © Marie Groux-Lecouturier
Quand le confinement a été mis en place le 17 mars dernier, Marie Groux-Lecouturier commençait à recevoir les pièces pour confectionner les robes des mariées du printemps et de l'été, faire les dernières retouches. Les commandes avaient été passées depuis longtemps. Il a donc fallu s'organiser, finir toutes les robes commencées qui avaient déjà été essayées par les futures mariées. Une activité presque normale.

Habituellement, voilà ci-dessous le genre de travail réalisé dans l'atelier de Marie.Rapidement, la matière première a commencé à manquer, et le travail s'est arrêté, la salariée de l'atelier a été mise en chômage technique. Tous les mariages prévus jusqu'à la fin du mois de juillet ont été reportés de quatre à 24 mois. La reprise d'activité n'est donc pas pour tout de suite. La fabrication de masques commence un peu par hasard.
L'Atelier de Marie fabrique des masques après les robes de mariées
L'Atelier de Marie fabrique des masques après les robes de mariées © Marie Groux-Lecouturier

Une amie médecin demande à Marie de lui confectionner quelques masques, histoire de la dépanner. La styliste se dit alors qu'elle peut aussi en fabriquer pour ses clientes qui continuent à travailler. La matière première ne manque pas. Marie Groux-Lecouturier met en place une cagnotte pour ceux qui veuelent aider à fabriquer plus de masques. Et les commandes arrivent.

J'ai investi dans de nouvelles machines pour être encore plus productive, je recevais 100 mails par jour et des dizaines d'appels. 
- Marie Groux-Lecouturier, styliste

Les premiers masques ont été faits à partir des tissus disponibles dans l'atelier. Puis il a fallu passer des commandes, à l'étranger, parce qu'en France, les tissus et les élastiques étaient souvent réquisitionnés. 
Marie confectionne même des masques personnalisés, comme ceux pour les forces de polices de Poitiers. 3.000 masques ont ainsi été livrés.

Les masques sont, soit expédiés par la poste, aux frais du destinataire, soit déposés chez un commerçant où les clients peuvent venir les récupérer.

Un travail long et minutieux

Il faut sept étapes pour fabriquer un masque, c'est un travail long et fastidieux. Confinée chez elle, et avec l'aide de couturières indépendantes, Marie a déjà confectionné 4.000 masques et en a 3.000 en commandes. L'objectif est d'en réaliser 200 par jour, jusqu'à la fin du confinement. Après, l'Atelier reprendra le travail sur les robes de mariées. Comme avant.
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