Poitiers : plusieurs cas de rougeole font craindre un début d'épidémie

Depuis le 1er janvier 2018, le vaccin contre la rougeole fait partie des huit vaccins (auparavant recommandés) devenant obligatoires pour les moins de deux ans (coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole (ROR), hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C). / © MaxPPP / Pierre Rouanet
Depuis le 1er janvier 2018, le vaccin contre la rougeole fait partie des huit vaccins (auparavant recommandés) devenant obligatoires pour les moins de deux ans (coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole (ROR), hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C). / © MaxPPP / Pierre Rouanet

Dix cas de rougeole ont été enregistrés au CHU de Poitiers (86) depuis le week-end dernier. Ils font suite à une série de cas enregistrés à Bordeaux (33) dès le mois de novembre.

Par Clément Massé

(Mise à jour à 19h)

Depuis vendredi, dix cas de rougeole ont été diagnostiqués au CHU de Poitiers, dont un enfant. Plusieurs ont nécessité une hospitalisation. 

Ce matin, trois patients étaient toujours hospitalisés.

Au centre hospitalier de Poitiers, ce matin, on invitait les usagers des Urgences à "prendre un masque" et d'effectuer "des frictions avec une solution hydro-alcoolique".
Il est demandé de porter "un masque" et de réaliser une "friction de solution hydro-alcoolique" en entrant aux Urgences. / © Laurent Pelletier / France 3 Poitou-Charentes
Il est demandé de porter "un masque" et de réaliser une "friction de solution hydro-alcoolique" en entrant aux Urgences. / © Laurent Pelletier / France 3 Poitou-Charentes


Ces différents cas font craindre, selon l'ARS, une extension du début de l'épidémie débutée en novembre dernier à Bordeaux.

La Gironde et la Vienne touchées
Dans une alerte sanitaire diffusée le 22 janvier, relayée sur Internet par certaines communes, l'Agence régionale de la Santé (ARS) explique que la Gironde et la Vienne sont, pour l'instant, les deux départements les plus particulièrement touchés en Nouvelle Aquitaine.

La rougeole peut nécessiter une hospitalisation et entraîner des complications neurologiques graves pouvant aller jusqu'au décès (ARS)

Plus de 100 cas ont été recensés depuis novembre 2017, précise l'alerte, dont 32 ont nécessité une hospitalisation. 

Le reportag​e de L. Pelletier et S. Hamon

Vienne : protégez-vous de la rougeole

Une maladie mortelle
L'ARS rappelle que la rougeole peut être une maladie "mortelle". 

Dix cas mortels ont été recensés entre 2008 et 2012 et de plus de 30 cas de complications neurologiques graves. A cette période, l'épidémie avait alors été particulièrement importante et avait atteint plus de 24.000 personnes.

L'ARS explique que "la rougeole est une maladie hautement contagieuse" et qu'il faut la "prendre au sérieux". Elle "peut nécessiter une hospitalisation et entraîner des complications neurologiques graves pouvant aller jusqu'au décès".

L'ARS a également diffusé des notes informatives, comme celle ci-dessous, à destination des communes et des écoles, pour informer et limiter la propagation de la maladie.

Se vacciner
Dans son alerte sanitaire, l'ARS rappelle que la "grande majorité des personnes touchées par l'épidémie actuelle n'étaient pas vaccinées". Elle précise également que la région Nouvelle Aquitaine dispose d'une couverture vaccinale "insuffisante" pour "faire face à cette épidémie".

La priorité pour se protéger et stopper l'épidémie reste donc la vaccination. 

Le vaccin ROR (rougerole, oreillons, rubéole) "est recommandé dès la petite enfance à 12 et 18 mois (2 doses), mais peut être rattrapé à tout âge".

Le vaccin R.O.R. Rougeole. Oreillons. Rubéole (Archives 2002). / © MaxPPP / François Destoc
Le vaccin R.O.R. Rougeole. Oreillons. Rubéole (Archives 2002). / © MaxPPP / François Destoc


 

Rougeole : les symptômes

Au début, la rougeole ressemble à un rhume (toux accompagnée de fièvre supérieure à 38,5°C, le nez qui coule et des yeux rouges-larmoyants).

Quelques jours plus tard, des boutons rouges apparaissent sur le visage, puis se répandent sur le reste du corps.

Si vous ressentez ces symptômes, il faut consulter au plus vite votre médecin traitant.

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