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La défense de Karabatic : il a parié mais pas triché

Nikola Karabatic et un policier à Nanterre / © AFP
Nikola Karabatic et un policier à Nanterre / © AFP

C'est ainsi que se défend Nikola Karabatic par la voix de ses avocats Eric Dupond-Moretti et Jean-Robert Phung. Même défense pour son frère Luka et tous les joueurs entendus.

Par Laurence Creusot

L'icône du handball français Nikola Karabatic et son frère Luka, interpellés dimanche dans le cadre d'une affaire de match présumé truqué, "ont parié", mais "n'ont pas laissé filer le match, n'ont pas triché", a déclaré lundi sur la radio RTL leur avocat, Me Eric Dupond-Moretti.
"Ils ont parié, c'est une infraction sportive, pas une infraction pénale (...) Pour que la justice puisse intervenir dans cette affaire, on a besoin d'un match
truqué, faute de quoi, sur le plan pénal, il n'y a rien" a-t-il poursuivi. "Le match truqué, ça se démontre, c'est le procureur qui doit le démontrer, ces
hommes démentent de la façon la plus farouche avoir truqué ce match, ce ne sont pas des tricheurs, le match n'a pas été truqué" a ajouté l'avocat.
Affaire des paris illicites : la ligne de défense des joueurs entendus
Les frères Karabatic et 15 autres personnes ont été interpellés dimanche par la police, dans le cadre de l'affaire du match présumé truqué sur fond de paris sportifs perdu par leur club de Montpellier, déjà sacré champion de France, contre Cesson-Sévigné le 12 mai. Un montant anormal de paris
avait été enregistré sur cette rencontre.
"La police a cru bon d'organiser cette garde à vue qui n'était pas utile", a déclaré Me Dupond-Moretti qui a demandé aux deux frères de "garder le silence" et de s'expliquer devant le juge d'instruction.
Affaire MAHB : Mtre Jean-Robert Phung
Interview de Jean-Robert Phung qui défendra six joueurs du MAHB.

L'interview de Me Dupond-Moretti sur RTL

Six joueurs défendus par Jean-Robert Phung avocat à Montpellier
En cas de simple délit sportif, les joueurs risqueraient six matches de suspension et 15.000 euros d'amende. Le président de Montpellier, Rémy
Lévy, a lui menacé de sanctions pouvant aller jusqu'au licenciement.
En revanche, en cas de match truqué, le délit pénal de "fraude et corruption sportive" est passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.

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