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Jean-Marc Ayrault confirme que la LGV Bordeaux-Toulouse est prioritaire

Le Premier ministre a indiqué avoir choisi le "scénario le plus ambitieux" du rapport Duron sur les investissements en matière de transports, confirmant implicitement que la Ligne Grande Vitesse entre Bordeaux et Toulouse est prioritaire.
© MaxPPP

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué ce mardi après-midi qu'il avait choisi le scénario le plus ambitieux du rapport Duron sur les projets d'infrastructures de déplacement, confirmant implicitement que la Ligne Grande Vitesse entre Bordeaux et Toulouse sera réalisée avant 2030. 

Les conclusions du rapport Duron

Sur ce sujet Jean-Marc Ayrault a donc suivi les préconisations les plus optimistes du rapport Duron, du nom du député qui présidait la Commission Mobilité 21 chargée de faire le tri entre les différents projets d'infrastructures de transports. Ce rapport, remis au ministre des Transports Frédéric Cuvillier fin juin, établissait deux scénarios :

  1. Scénario N°1 (moins disant financièrement) : la LGV Bordeaux-Toulouse est alors une "seconde priorité"
  2. Scénario N°2 (plus cher) : la LGV Bordeaux Toulouse est classée parmi les "premières priorités"
Document : les "premières priorités" du scénario N°2 du rapport Duron, choisi par le Premier ministre (y figurent la LGV Bordeaux-Toulouse mais aussi la RN 126 Castres-Toulouse) :

© DR

Une "avant-première" à l'Assemblée

Jean-Marc Ayrault avait levé une partie du voile deux heures avant son discours sur les investissements d'avenir en indiquant devant les députés son choix pour le scénario N°2 du rapport Duron, répondant ainsi à une question de la députée PS de l'Ariège Frédérique Massat : 

Je puis d'ores et déjà vous indiquer que le gouvernement a choisi le scénario le plus ambitieux présenté par la commission Mobilité 21"
Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée nationale


Une question de calendrier

Avant la remise à plat de tous les projets d'infrastructures par l'actuel gouvernement, le calendrier prévisionnel de la LGV Bordeaux-Toulouse établi par Réseau Ferré de France (RFF), était le suivant :C'est maintenant le ministère des transports qui définira dans les semaines ou les mois qui viennent le calendrier pour chacun des projets d'infrastructures retenus par le Premier ministre.

Mais c'est ce calendrier-là que veut retenir Pierre Cohen, le maire PS de Toulouse et président de Toulouse Métropole. Dans un communiqué publié après l'intervention du Premier ministre, il indique : "L'engagement pris par le gouvernement va permettre de respecter le calendrier prévu. L'enquête publique sera effectuée dès septembre 2013 pour que le tronçon Bordeaux-Toulouse puisse se faire dans la continuité du tronçon Tours-Bordeaux". En revanche, son principal opposant l'ancien maire UMP de Toulouse Jean-Luc Moudenc, dans un communiqué, parle lui de "grand flou" à propos du calendrier.

Avant l'arbitrage de Matignon, Martin Malvy, président PS de la Région Midi-Pyrénées avait évoqué un démarrage des travaux en 2017-2018, après avoir rencontré le ministre des transports Frédéric Cuvillier.

Un maillon du GPSO

Les élus favorables au TGV, qui ont fait du lobbying ces dernières semaines auprès des ministres concernés, de Matignon et de l'Elysée, ont largement insisté sur la vision d'ensemble de la ligne GPSO (Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest), qui joint les projets Tours-Bordeaux (dont les travaux ont débuté) et le Bordeaux-Toulouse. Et sur le financement conjoints de ces deux tronçons, les collectivités locales et territoriales de Midi-Pyrénées, participant au financement des travaux du Tours-Bordeaux.

Le problème du financement

Car l'argent manque pour financer ces projets : s'il faudra faire des économies à droite pour investir à gauche, le Premier ministre a aussi indiqué qu'il comptait sur les futurs plan Etat-Région (2014-2020) pour dégager des financements. Le volet mobilité/déplacements de ces plans devra même être négocié en priorité avant la fin 2013 a-t-il précisé. 

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